Rachid Derbas, ministre des Affaires sociales, à la Voix du Liban-100.5 : « Ce sont les tribunaux exceptionnels qui font naître des problèmes pareils. Une réforme judiciaire s'impose, mais les circonstances ne s'y prêtent pas. »
Ammar Houry, député, membre du bloc du Futur, à Radio-Orient : « La justice est le principal pilier de la stabilité. Que dire alors d'une justice inversée et injuste, qui n'aboutit qu'à une sentence timide, presque une excuse, contre un terroriste de cette envergure, contre lequel l'on détient des preuves détaillées – nous venons de prendre connaissance d'ailleurs de nouveaux aveux, en son et en image, émanant du criminel en question. Il n'est pas question de maintenir le travail du tribunal militaire, en tant que tribunal d'exception. Il faudrait amender le statut du tribunal militaire, en tant qu'instance exceptionnelle (c'est-à-dire limiter sa compétence aux seuls militaires, NDLR). La question de transférer le dossier Samaha à la Cour de justice, en vertu de l'article 356 du code de procédure, est à examiner. Entre-temps, la mobilisation populaire et estudiantine contre les manquements du tribunal sur ce dossier se poursuit. »
Ali Hamadé, journaliste, lors d'un entretien à la LBC : « À mon avis, nous assistons à la fin politique de Michel Samaha. Le feuilleton Samaha constitue un précédant dans l'histoire du terrorisme politique au Liban. Il a été attrapé en flagrant délit et ses aveux sont clairs, complets, enregistrés et archivés. Nous avons d'ailleurs pu prendre connaissance de nouveaux aveux diffusés hier (samedi) pour la première fois. J'avais eu un entretien avec feu le général Wissam el-Hassan (ancien chef des renseignements des Forces de sécurité intérieure, assassiné peu après l'arrestation de Michel Samaha, NDLR), à Paris, à la veille de son retour à Beyrouth, c'est-à-dire un jour avant son assassinat. Il m'avait confié qu'il détenait des enregistrements de milliers d'heures, qui nécessitent de nombreuses années de retranscription et d'analyse. Les aveux de Michel Samaha sont clairs et ce qu'il a dit ne prête à aucune équivoque. L'affaire est grande par ses effets, et elle ne prendra fin qu'avec la rectification de la configuration judiciaire actuelle. »
Jamal Jarrah, député, membre du bloc du Futur, à la Voix du Liban-93.3 : « La mise en liberté de l'ancien ministre Michel Samaha a attisé les tensions, surtout que de grandes pressions ont été exercées sur le tribunal militaire. »
Alice Chaptini, ministre des Déplacés, dans une déclaration à la presse : « La remise en liberté de l'accusé Michel Samaha a été décidée en vertu des lois et de la procédure en vigueur devant le tribunal militaire. Bien que favorable à l'accusé, cette mise en liberté ne l'acquitte pas. Le procès se poursuit contre lui, surtout qu'il est accusé d'un crime grave, qui a failli provoquer une grande discorde et faire de nombreuses victimes. En ce qui me concerne, étant donné que je prends toujours parti avec le corps judiciaire, dont j'ai été membre toute ma vie, j'ai foi en ce que la justice sera faite dans cette affaire, à moins que la politique et les considérations locales et régionales n'y interfèrent. Ces facteurs me dépassent, et dépassent tous ceux qui, parmi les juristes, en pâtissent. En outre, et toujours en vertu des textes en vigueur, il est possible transférer cette affaire à la Cour de justice par le biais du Conseil des ministres. »
Ali Hassan Khalil, ministre des Finances, lors d'une cérémonie : « Il faut veiller à ne transformer aucune affaire en conflit à caractère confessionnel ou régional, ou qui soit de nature à nous diviser. »
Robert Ghanem, député, dans une déclaration à la presse : « L'erreur fondamentale a été de limiter les chefs d'accusation contre l'ancien ministre au crime de transport d'explosifs, et d'omettre sa tentative de semer la discorde au Liban et de perpétrer des actes terroristes. Nous souhaitons que la Cour de cassation militaire prenne une décision plus juste que celle du tribunal militaire. J'avais par ailleurs soumis au Parlement en 2012 une proposition de loi visant à restreindre les compétences du tribunal militaire au seul jugement des militaires. Nous soumettrons cette proposition de loi lundi prochain à la commission de l'Administration et de la Justice, pour un examen objectif qui serve l'intérêt de la justice et du Liban. »
Ammar Houry, député, membre du bloc du Futur, à Radio-Orient : « La justice est le principal pilier de la stabilité. Que dire alors d'une justice inversée et injuste, qui n'aboutit qu'à une sentence timide, presque une excuse, contre un terroriste de cette envergure, contre lequel l'on détient des preuves détaillées – nous venons de prendre connaissance d'ailleurs de nouveaux aveux, en son et en image, émanant du criminel en question. Il n'est pas question de maintenir le travail du tribunal militaire, en tant que tribunal d'exception. Il faudrait amender le statut du tribunal militaire,...

