Aux carrefours de Téhéran, les statues du chah et de son père, Reza, ont été abattues et piétinées par la foule. Radiophoto UPI
L'Iran attend le retour de l'ayatollah Khomeyni, plus de 24 heures après le départ du chah vaincu, provisoirement du moins, par la pression populaire orchestrée par le chef religieux chiite, dont d'innombrables sources qualifient d'« imminent » le retour en Iran.
Mais lui-même et son entourage n'envisagent que « le moment opportun » où l'ayatollah jugera bon de rentrer, sans plus de précisions. Parmi les rumeurs (...), l'une souligne que le chef chiite tiendrait à participer à l'énorme manifestation qu'il a convoquée à Téhéran et dans d'autres villes du pays, pour vendredi. (...) Il sait que les immenses manifestations (entre un million et demi de personnes dans les rues de Téhéran) avaient ébranlé le régime mais ne l'avaient pas renversé. Il fallut quatre semaines de grève générale supplémentaire pour conduire le chah à quitter l'Iran.
L'ayatollah Khomeyni, qui déclare vouloir « balayer » le gouvernement Bakhtiar, se trouve confronté de nouveau (...) à une tactique souple de la part des autorités et de l'armée. Cette tactique consistera à éviter le plus possible l'affrontement direct, le bain de sang qui pourrait creuser un fossé définitif entre le peuple et M. Bakhtiar.
(...) Certains observateurs commencent à penser que des négociations peuvent commencer avec la bénédiction des Américains engagés dans l'expérience Bakhtiar, qui ont demandé à l'armée de ne pas se lancer dans un coup d'État.


"Certains observateurs commencent à penser que des négociations peuvent commencer avec la bénédiction des Américains engagés dans l'expérience Bakhtiar, qui ont demandé à l'armée de ne pas se lancer dans un coup d'État." ! Preuve par mille que c'était bien "leur homme-pion" !
06 h 35, le 18 janvier 2016