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Lifestyle - Un Peu Plus

Pourquoi tu pleures ?

Il y a une semaine, dans une mise en scène extraordinaire, David Bowie est reparti vers le ciel d'où il était tombé. Deux jours après ses 69 ans et la sortie de son dernier album. Peut-être pas l'ultime. Avec lui, on ne sait jamais. D'ailleurs, on ne savait rien de son combat contre ce putain de cancer. On ne savait rien, et c'est pourquoi le choc a été mondial. La planète musicale n'a rien compris. Ses fans n'ont rien compris et, aux premières minutes, ils n'y ont pas cru. Bowie est mort. Quelques instants après, l'incrédulité a cédé place à la tristesse. Une immense tristesse. Et le Net s'est enflammé. Hommages, photos et clips ont inondé la toile. Une toile qui s'est tissée aux couleurs de ses costumes, à la couleur de ses yeux (faussement) vairons.

Les autres n'ont pas compris non plus. Ceux qui ne connaissaient pas The Thin White Duke ont été surpris. Surpris par nos réactions. Surpris par nos gorges qui se sont serrées, nos yeux qui se sont embués. Surpris par ce deuil général, le deuil de quelqu'un qu'on ne connaissait pas personnellement. Ce chanteur intouchable, provocateur et pudique. C'est à la fois simple à expliquer et ardu à assimiler.
Une idole qui meurt, c'est une partie de nous qui meurt avec elle. C'est notre enfance, notre adolescence qui meurent aussi. C'est notre insouciance qui s'estompe. Ce sont nos souvenirs qui nous reviennent à la gueule. Une idole, c'est quelqu'un qui nous suit notre vie durant. Qui escorte nos moments de joie, nos peines, nos doutes, nos ruptures, nos croyances. Le chemin vers notre vie d'adulte. Elle nous accompagne sur la route de l'école, s'installe dans nos tympans à travers un walkman, un iPod, un autoradio où ses mélodies sortent en puissance. Elle nous fait bouger lors de boums d'après-midi ensoleillées où les volets sont baissés, lors de soirées arrosées dans des bars et des clubs enfumés, lors d'after-parties improvisées. Lors de ces heures interminables où l'on étudie, où l'on écrit, où l'on peint. Elle berce nos nuits, parfume nos rêves, fait onduler ces corps qui s'enlacent, qui se touchent. Ces peaux qui se découvrent.

Elle nous fait parler, l'idole. Parler d'elle et de nos morceaux préférés. Parler de nous, des fragments de nous. Elle allège nos souffrances, nous permet de croire que tout est possible. Nous fait comprendre que ces instants sont transitoires. Elle panse nos blessures avec des textes où nous nous reconnaissons. Elle nous fait rêver, danser, pleurer. Elle nous transporte avec des notes. Même quand on ne comprend pas les paroles, sa musique nous envole. C'est d'ailleurs ça, le pouvoir de la musique. Nous emporter, nous serrer le cœur, nous faire jouir. Et si ça fonctionne, c'est que l'artiste a réussi. Son morceau a réussi à nous pénétrer au plus profond de nous-mêmes.
Si nous avons été aussi nombreux à le pleurer, c'est parce que Ziggy Stardust était un artiste à part. Un artiste aux multiples facettes, un caméléon qui nous a éclaboussés de sa magie pendant 50 ans. Et la force d'Aladdin Sane, c'est qu'il continuera à faire pleuvoir son génie sur les générations à venir.

Nous avons été nombreux, très nombreux à le pleurer. Et c'est beau. Même si son œuvre est compliquée, particulière, c'est une œuvre de tous les possibles. Une œuvre qu'on (re)découvre avec les années. Qu'on écoute, réécoute différemment. Une œuvre qui nous permet de plonger un jour dans Life on Mars et un autre dans Ashes to Ashes. Sa mort a certes été récupérée. Récupérée par des gens qui le connaissaient peu ou pas, des gens qui ne connaissaient qu'une chanson, qui ont surfé sur la tendance, des gens qui ont voulu affirmer leur branchitude à travers leurs posts ou leurs propos. Et c'est tant mieux. Tant mieux, parce que son départ l'a fait venir vers eux.
Bowie est parti, mais ne s'est pas éteint. Bowie est Starman. Et une étoile, ça brille. Toujours.

Il y a une semaine, dans une mise en scène extraordinaire, David Bowie est reparti vers le ciel d'où il était tombé. Deux jours après ses 69 ans et la sortie de son dernier album. Peut-être pas l'ultime. Avec lui, on ne sait jamais. D'ailleurs, on ne savait rien de son combat contre ce putain de cancer. On ne savait rien, et c'est pourquoi le choc a été mondial. La planète musicale n'a rien compris. Ses fans n'ont rien compris et, aux premières minutes, ils n'y ont pas cru. Bowie est mort. Quelques instants après, l'incrédulité a cédé place à la tristesse. Une immense tristesse. Et le Net s'est enflammé. Hommages, photos et clips ont inondé la toile. Une toile qui s'est tissée aux couleurs de ses costumes, à la couleur de ses yeux (faussement) vairons.Les autres n'ont pas compris non plus. Ceux qui ne connaissaient...
commentaires (1)

Je l'ai vu a Geneve, a un feu rouge, dans sa VolksWagen, avec sa toute petite fille. Il m'a sourit !!!

Gerard Avedissian

15 h 26, le 16 janvier 2016

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Commentaires (1)

  • Je l'ai vu a Geneve, a un feu rouge, dans sa VolksWagen, avec sa toute petite fille. Il m'a sourit !!!

    Gerard Avedissian

    15 h 26, le 16 janvier 2016

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