L'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest, la plus grave depuis l'identification du virus il y a 40 ans, s'est officiellement achevée hier avec l'annonce de l'arrêt de « toutes les chaînes connues de transmission » au Liberia comme dans l'ensemble de la région. Après la Sierra Leone et la Guinée, le Liberia a atteint hier son 42e jour – deux fois la durée maximale d'incubation – sans nouveau cas depuis le second test négatif sur le dernier patient, a annoncé l'Organisation mondiale de la santé (OMS), ces trois pays concentrant plus de 99 % des cas.
Les pays touchés et la communauté internationale ont réagi avec soulagement, mais prudence, à la proclamation par l'OMS de la fin de cette épidémie, partie en décembre 2013 de Guinée et qui s'est propagée au Liberia et en Sierra Leone voisins, puis au Nigeria et au Mali. En effet, un risque persiste car le virus subsiste dans certains liquides corporels de survivants, notamment le sperme où il peut rester jusqu'à neuf mois, voire un an.
En deux ans, elle aura gagné 10 pays, dont l'Espagne et les États-Unis, provoquant officiellement 11 315 morts pour 28 637 cas recensés. Ce bilan, sous-évalué de l'aveu même de l'OMS, est sept fois supérieur en nombre de morts à celui cumulé de toutes les épidémies d'Ebola depuis l'identification du virus en Afrique centrale en 1976.
(Source : AFP)
Moyen Orient et Monde - Santé
L’Afrique de l’Ouest sort de la pire épidémie de l’histoire d’Ebola
OLJ / le 15 janvier 2016 à 00h00


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