Au lendemain de l'annonce du décès de la légende du rock David Bowie, qui a déclenché une vague d'hommages interplanétaire, le lieu de sa mort ou de ses obsèques et le type de cancer qui l'a emporté demeuraient hier des mystères, chose étonnante dans le monde hyperconnecté d'aujourd'hui. Le chanteur, né dans le quartier de Brixton au sud de Londres, habitait depuis plusieurs décennies à New York, ce qui a conduit plusieurs médias à en déduire qu'il était mort dans la mégapole. Le New York Post pensait quant à lui savoir qu'il était décédé « chez lui à Londres ».
Face à ces inconnues, les fans ont choisi de lui rendre hommage devant tous les lieux connus où il a vécu, de Londres à New York, en passant par Berlin, où l'artiste se réfugia à la fin des années 1970 pour retrouver l'inspiration. Dans son quartier natal de Brixton, c'est en chantant que plus de 2 000 fans ont choisi de célébrer leur idole, entonnant notamment Space Oddity et dansant sur ses tubes une partie de la nuit.
Très discret sur sa vie privée, le chanteur se faisait rare dans les médias depuis un accident cardiaque en juin 2004. Il était ainsi parvenu à tenir quasiment secrète sa maladie, absent depuis des mois sans susciter trop de questions. Bowie était apparu pour la dernière fois le 7 décembre dernier, à New York, lors de la première de sa comédie musicale baptisée Lazarus. Selon Ivo Van Hove, qui a mis en scène cette comédie musicale, le chanteur souffrait d'un cancer du foie. « Il m'a confié il y a un an et trois mois qu'il avait un cancer du foie (...) », a-t-il déclaré. Là encore, aucune confirmation officielle n'est venue valider ces informations. Un concert en son hommage a été annoncé pour le 31 mars au Carnegie Hall.

