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Dernières Infos - Diplomatie

Russie : l'ambassadeur japonais convoqué mardi au ministère russe des Affaires étrangères


Le président russe Vladimir Poutine rencontre des habitants lors de sa visite sur l'île d'Iturup, dans l'archipel des Kouriles du Sud, dans la région de Sakhaline, à l'extrême est de la Russie, le 13 août 2026. Sputnik/Gavriil Grigorov/Pool via REUTERS

L'ambassadeur japonais en Russie doit répondre mardi à une convocation du ministère russe des Affaires étrangères, après que la visite de Vladimir Poutine dans les îles Kouriles a réveillé un différend territorial entre les deux pays.

Les relations russo-japonaises sont empoisonnées par un contentieux autour de quatre de ces îles dont s'est emparée l'armée soviétique en 1945, dans les derniers jours de la Seconde Guerre mondiale. Le Japon les revendique, alors que la Russie les considère comme une partie de son territoire.

Le président russe s'y est rendu la semaine dernière, provoquant la colère du Japon, qui avait convoqué l'ambassadeur russe.

Il s'agissait de la première visite d'un président russe sur place depuis Dmitri Medvedev en 2010, dont Vladimir Poutine était alors le Premier ministre.

La Première ministre japonaise Sanae Takaichi a déclaré que les îles « font partie intégrante du territoire japonais, tant sur le plan historique qu'au regard du droit international ».

Moscou a indiqué avoir convoqué lundi à son tour l'ambassadeur japonais, Akira Muto, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, affirmant que Tokyo avait « dépassé les limites de la décence » en critiquant le voyage de M. Poutine.

M. Muto ne s'est toutefois pas immédiatement rendu à cette convocation, « soit parce qu'il n'était pas à Moscou, soit parce qu'il était souffrant, nous n'avons pas très bien compris la raison », a précisé Sergueï Lavrov.

Après les propos de M. Lavrov, l'ambassadeur japonais « s'est soudainement senti mieux et se rendra demain (mardi) au ministère des Affaires étrangères », a indiqué plus tard la porte-parole de la diplomatie russe, Maria Zakharova, à l'agence d'Etat Tass.

La chaîne de télévision publique japonaise NHK a rapporté que M. Muto n'avait pas répondu dans un premier temps par crainte que la Russie ne domine unilatéralement les discussions, rendant difficile un échange équilibré.

Toutefois, après des délibérations internes, Tokyo a décidé de répondre à la convocation, a ajouté la NHK, citant des sources non identifiées.

Les relations entre Tokyo et Moscou se sont dégradées depuis le conflit avec l'Ukraine en 2022.

Le Japon s'est joint aux autres pays du G7 pour sanctionner la Russie et fournir une aide financière et une assistance militaire non létale à Kiev, qui comme Washington reconnaît la souveraineté japonaise sur les îles contestées.

Le Japon soutient indirectement la défense aérienne de l'Ukraine en exportant vers les Etats-Unis des missiles intercepteurs Patriot produits sur son territoire, contribuant ainsi à reconstituer les stocks américains réduits par l'aide militaire à Kiev.

Selon des analystes, la visite de Vladimir Poutine dans les Kouriles pourrait avoir eu pour objectif de mettre en garde le Japon contre un renforcement de son soutien à l'Ukraine, notamment par une éventuelle fourniture directe de missiles Patriot, ainsi que de sa coopération avec l'Otan.

Si le Japon a assoupli ces dernières années les restrictions sur les exportations d'équipements de défense, il demeure dans l'incapacité de fournir directement du matériel militaire létal à un pays en guerre, y compris à l'Ukraine.

L'ambassadeur japonais en Russie doit répondre mardi à une convocation du ministère russe des Affaires étrangères, après que la visite de Vladimir Poutine dans les îles Kouriles a réveillé un différend territorial entre les deux pays.Les relations russo-japonaises sont empoisonnées par un contentieux autour de quatre de ces îles dont s'est emparée l'armée soviétique en 1945, dans les derniers jours de la Seconde Guerre mondiale. Le Japon les revendique, alors que la Russie les considère comme une partie de son territoire.Le président russe s'y est rendu la semaine dernière, provoquant la colère du Japon, qui avait convoqué l'ambassadeur russe.Il s'agissait de la première visite d'un président russe sur place depuis Dmitri Medvedev en 2010, dont Vladimir Poutine était alors le Premier...