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La police pakistanaise critiquée après une fouille chez un journaliste

Les Rangers, unité phare des services de sécurité pakistanais, étaient sous le feu des critiques, après une descente mardi dans la maison d'un journaliste, correspondant du New York Times.

Le ministre de l'Intérieur Nisar Chaudhry a annoncé une enquête, estimant que "de telles opérations sont inacceptables", sans que l'on puisse savoir si le journaliste était personnellement visé. Nombre d'usagers des médias sociaux ont fustigé cette opération menée alors même que les autorités "ne font rien contre les groupes terroristes interdits", résume un internaute, @a_siab.

Le journaliste, Salman Masood, a déclaré à l'AFP qu'environ 6 membres des forces de sécurité s'étaient présentés chez lui vers 07h30 du matin (02h30 GMT) pour fouiller la maison, "à la recherche d'un suspect".
Devant son refus de les laisser rentrer sans mandat, il sont partis et revenus avec un officier, avec qui ils ont inspecté le domicile pendant quelques minutes, sans rien emporter. D'autres maisons de sa rue ont également été fouillées selon lui.

Les descentes policières et opérations anti-terroristes sont fréquentes à Islamabad, capitale quadrillée par les Rangers et autres unités des forces de sécurité. Il est difficile de savoir si la fouille relève d'une de ces opérations "de routine", comme l'ont affirmé les policiers, ou s'il s'agissait d'une tentative d'intimidation.

L'ONG Human Rights Watch (HRW) a souligné que dans les deux cas, "il n'est pas acceptable de priver les gens de leurs droits fondamentaux, dont le droit à la vie privée, même sous couvert de sécurité nationale".
Saroop Ijaz, de HRW, a rappelé "le lourd passé des forces de sécurité pakistanaise en matière d'épreuve de force face à la presse, et le passif avec le New York Times".
En 2013, le correspondant de ce journal, Declan Walsh, avait été expulsé du Pakistan pour avoir mené des "activités indésirables".

La presse en général est régulièrement prise pour cible au Pakistan, où plus de 70 employés des médias ont été tués dans le cadre de leurs fonctions depuis 2001, selon l'Onu, qui a classé le pays parmi les pires concernant les violences non résolues contre des journalistes.

Les Rangers, unité phare des services de sécurité pakistanais, étaient sous le feu des critiques, après une descente mardi dans la maison d'un journaliste, correspondant du New York Times.Le ministre de l'Intérieur Nisar Chaudhry a annoncé une enquête, estimant que "de telles opérations sont inacceptables", sans que l'on puisse savoir si le journaliste était personnellement visé. Nombre d'usagers des médias sociaux ont fustigé cette opération menée alors même que les autorités "ne font rien contre les groupes terroristes interdits", résume un internaute, @a_siab.Le journaliste, Salman Masood, a déclaré à l'AFP qu'environ 6 membres des forces de sécurité s'étaient présentés chez lui vers 07h30 du matin (02h30 GMT) pour fouiller la maison, "à la recherche d'un suspect".Devant son refus de les laisser rentrer sans...