Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker (à gauche) et le Premier ministre néerlandais Mark Rutte. Robin Van Lonkhuijsen/AFP/ANP
Le ralentissement des flux migratoires est un dossier prioritaire de l'année qui commence pour l'UE, encore « loin d'être satisfaite » de sa coopération avec la Turquie en la matière, ont souligné hier des responsables européens réunis à Amsterdam pour lancer la présidence néerlandaise de l'Union.
La Commission européenne, en visite à Amsterdam pour marquer le coup d'envoi de cette présidence, a dressé un bilan mitigé du plan d'action qu'elle a négocié avec la Turquie pour endiguer l'afflux de migrants vers l'Europe. « Il est très clair que ces dernières semaines les chiffres (de migrants entrant en Europe depuis les côtes turques) sont restés relativement élevés, donc il reste encore beaucoup de travail », a estimé son vice-président, Frans Timmermans, lors d'une conférence de presse. « Nous avons vu de premiers résultats qui sont encourageants, mais nous sommes loin d'être satisfaits », a-t-il lancé. M. Timmermans doit rencontrer lundi à Ankara de hauts responsables turcs pour faire le point. L'UE a notamment mis sur la table un financement à hauteur de 3 milliards d'euros pour des projets d'intégration de réfugiés syriens en Turquie, qu'elle veut aussi aider à mieux équiper ses garde-côtes.
« Il n'y a pas de temps à perdre. L'Europe est confrontée à une série de graves problèmes », a lancé le Premier ministre néerlandais Mark Rutte. « La situation à nos frontières est compliquée et fragile », a-t-il constaté, faisant de la crise migratoire, de la sécurité internationale et du terrorisme, de la croissance et de l'emploi les priorités de la présidence néerlandaise de l'UE. Le Premier ministre des Pays-Bas a aussi appelé les Européens à faire preuve de « solidarité » dans la répartition de réfugiés entre États membres, alors que le plan de « relocalisation » adopté à cet effet peine à s'appliquer. Au 6 janvier, seulement 272 réfugiés ont ainsi été répartis depuis la Grèce et l'Italie vers d'autres États membres, censés en accueillir à terme 160 000.
M. Rutte a par ailleurs fait part de son optimisme quant aux chances de trouver un accord avec le Premier ministre britannique David Cameron sur ses exigences en amont d'un référendum sur le maintien de la Grande-Bretagne au sein de l'Union. « Nous sommes relativement optimistes, mais beaucoup de travail reste à faire », a-t-il dit. « Nous travaillons désormais (...) à arriver à une conclusion en février », lors d'un nouveau sommet à Bruxelles des 28 chefs d'État et de gouvernement européens.
(Source : AFP)


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