Le mufti de la République, le cheikh Abdellatif Deriane, a reçu hier le député Ahmad Fatfat, venu lui présenter ses vœux à l'occasion de la fête du Maouled (naissance du Prophète) et discuter avec lui de sujets en rapport avec l'actualité locale, selon les explications du parlementaire à la presse.
M. Fatfat s'en est pris d'emblée au secrétaire général du Hezbollah, Hassan Nasrallah, ainsi qu'au chef de son bloc parlementaire, Mohammad Raad, leur reprochant vivement de tenir un « discours provocateur et sectaire honteux qu'on n'avait entendu ni de Ghazi Kanaan ni de Rustom Ghazalé », les deux responsables syriens qui faisaient pratiquement la loi au Liban du temps de la tutelle syrienne.
Il les a accusés de « vouloir faire sauter l'accord de Taëf et de chercher à instituer un nouveau système politique », estimant que les propos des députés Mohammad Raad et de Nawaf Moussaoui au sujet de la forme que devra prendre la nouvelle loi électorale « sont sans équivoque » sur ce plan.
« Si quelqu'un veut parler d'un package deal ou d'un » panier « d'accords, nous pouvons placer plusieurs éléments dans ce » panier « dont les armes illégales du Hezbollah, les abus commis par ce parti, son engagement militaire en Syrie, ses interventions en Irak et au Nigeria, ses positions abjectes et ingrates contre l'Arabie saoudite qui a tant donné aux Libanais et même au Hezbollah et à la communauté chiite, après les bombardements (israéliens) de 2006 », a poursuivi M. Fatfat qui a en outre accusé la formation chiite de vouloir barrer la voie à un retour du chef du courant du Futur, Saad Hariri, au Liban.
« Ce que le Hezbollah essaie de nous dire, c'est qu'après avoir contrôlé le pays aux niveaux militaire et sécuritaire, il cherche à consolider son hégémonie politique à travers une loi électorale qu'il veut imposer à tous », a encore dit le député pour qui le parti de Hassan Nasrallah sera « responsable de toute secousse sécuritaire qui pourrait se produire dans le pays ».
Liban
Fatfat accuse le Hezbollah de vouloir modifier le système politique
OLJ / le 06 janvier 2016 à 00h00


NON... MONSIEUR LE DEPUTE FATFAT... VOUS N,AVEZ PAS RAISON... ILS NE VEULENT PAS MODIFIER LE SYSTEME... ARRETEZ CES ACCUSATIONS INFONDEES... ILS NE VEULENT LES AMIS QUE LE CHANGER !!!
13 h 27, le 08 janvier 2016