Gaza
Le Hamas interdit les fêtes du Nouvel An
Le groupe islamiste palestinien Hamas, qui gouverne la bande de Gaza, a interdit dans cette enclave palestinienne les fêtes du Nouvel An dans les lieux publics en invoquant leur offense aux « valeurs et traditions religieuses », a indiqué la police, hier. « Le ministère de l'Intérieur et le département de la police n'ont accordé d'autorisation à aucun restaurant, hôtel ou aucune salle pour (célébrer) les fêtes de fin d'année », a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police Ayman el-Batinji, plusieurs demandes d'autorisation ayant été soumises aux autorités. Il a expliqué que les célébrations du Nouvel An étaient « incompatibles avec nos us, coutumes, valeurs et enseignements de notre religion ». Les fêtes ont aussi été interdites en « solidarité avec les familles des martyrs de l'intifada de Jérusalem », a ajouté M. Batinji, en référence aux violences ayant secoué notamment la ville sainte et la Cisjordanie ces derniers mois, réveillant le spectre d'une nouvelle intifada.
Tunisie
Trois extrémistes condamnés à mort pour le meurtre d'un policier
Trois Tunisiens ont été condamnés à la peine capitale pour avoir égorgé un policier alors qu'il rentrait chez lui, a indiqué hier le parquet à l'AFP. Un quatrième Tunisien, en fuite et âgé de 42 ans, a été condamné à 22 ans de prison ferme pour avoir « incité et aidé à commettre des crimes terroristes », selon le parquet. Les quatre hommes « membres d'un groupe terroriste » ont été jugés mardi par le tribunal de première instance de Tunis pour le meurtre en janvier d'un policier dans la région d'el-Fahs, à une soixantaine de km au sud-ouest de Tunis, a-t-il précisé. Ils doivent en outre payer un dédommagement pour préjudice moral d'un montant de 20 000 dinars (environ 9 000 euros) aux parents de la victime, tuée à l'âge de 23 ans, et de 25 000 dinars (environ 11 000 euros) à ses cinq frères et sœurs.
Espionnage américain
Un ministre israélien calme le jeu
Un ministre proche du chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahu a tenté hier de calmer le jeu après les révélations du Wall Street Journal selon lesquelles Washington a surveillé les communications de M. Netanyahu lors des discussions sur le nucléaire iranien. « Israël n'espionne pas les États-Unis et n'écoute pas les Américains, nous respectons cette règle et nous attendons que les autres en fassent de même. Mais nous ne sommes pas naïfs, nous savons que des pays, et apparemment même des pays amis comme les États-Unis, essayent de le faire », a déclaré Youval Steinitz, ministre de l'Énergie, à la radio publique. Il a aussi réaffirmé l'amitié entre Israël et les États-Unis, « notre plus grand ami et le plus important », et la « coopération excellente » entre les deux pays dans le domaine des renseignements. Dans un article publié mardi, le quotidien américain affirme que l'agence de renseignements américaine NSA a écouté au printemps des conversations de M. Netanyahu pour contrecarrer la campagne du Premier ministre israélien contre la signature d'un accord sur le nucléaire avec l'Iran.
Burundi
Nkurunziza menace de recourir à la force contre des troupes de l'UA
Le président burundais Pierre Nkurunziza a adressé hier une virulente mise en garde contre l'envoi dans son pays de troupes de l'Union africaine (UA), prévenant que le Burundi s'y opposerait par la force, ce qui augure mal de la suite du dialogue interburundais. « Tout le monde doit respecter les frontières du Burundi. Si les troupes (de l'UA) viennent (...), elles auront attaqué le Burundi, et chaque Burundais devra se lever pour les combattre. Le pays sera attaqué et nous les combattrons », a-t-il affirmé en kirundi, la langue nationale. Le président burundais a invoqué plusieurs raisons pour ce refus de la Maprobu – qui devrait compter 5 000 hommes – dont le fait qu'on « ne peut pas envoyer de troupes dans un pays si le Conseil de sécurité des Nations unies ne l'a pas accepté ». Or, « la résolution des Nations unies (votée à la mi-novembre, NDLR) dit que la communauté internationale doit respecter l'indépendance du Burundi et ses frontières », a-t-il expliqué.
Centrafrique
Les électeurs votent avec ferveur et calme
Les Centrafricains votaient hier avec ferveur et calme pour une présidentielle et des législatives, une étape importante censée les sortir de trois ans de violences intercommunautaires qui ont entraîné ce pays très pauvre dans une crise sans précédent. À Bangui, le quartier était hier sous haute protection de Casques bleus, et les électeurs, très nombreux, se pressaient pour voter, dans une ambiance animée mais calme. Selon des éléments recueillis par l'AFP, les opérations électorales ont globalement commencé dans plusieurs villes de province, notamment Bouar, Berbérati, Bossangoa, Bambari ou Ndélé, localité où le référendum avait été perturbé par des hommes armés. Trente candidats sont en lice pour la présidentielle. Trois personnalités émergent cependant dans la course à la présidence : deux anciens Premiers ministres, Anicet Georges Dologuélé et Martin Ziguélé, ainsi que Abdoul Karim Méckassoua, plusieurs fois ministre. Le nombre des candidats députés (1 800 au départ) n'avait pas été officialisé mardi en raison de recours.
Ukraine
Merkel, Hollande, Poutine et Porochenko réaffirment leur engagement pour un cessez-le-feu
Les dirigeants allemand, français, russe et ukrainien ont insisté hier sur le respect du cessez-le-feu dans l'Est séparatiste prorusse de l'Ukraine et le retrait définitif des armes lourdes au cours d'un entretien téléphonique destiné à faire le bilan des accords de paix. Angela Merkel, François Hollande, Vladimir Poutine et Petro Porochenko ont également évoqué la préparation des élections locales dans les territoires rebelles, volet politique des accords de Minsk signés en leur présence dans la capitale biélorusse en février 2015. Ces dirigeants qui n'avaient pas discuté à quatre depuis leur rencontre à Paris le 2 octobre ont « souligné l'importance d'une pleine mise en œuvre de l'ensemble des mesures de Minsk en 2016 » qui aurait initialement dû être achevée cette année. Les quatre dirigeants ont par ailleurs convenu qu'une réunion de leurs ministres des Affaires étrangères « devrait faire le point sur la mise en œuvre du paquet de Minsk d'ici au début du mois de février ».
Le groupe islamiste palestinien Hamas, qui gouverne la bande de Gaza, a interdit dans cette enclave palestinienne les fêtes du Nouvel An dans les lieux publics en invoquant leur offense aux « valeurs et traditions religieuses », a indiqué la police, hier. « Le ministère de l'Intérieur et le département de la police n'ont accordé d'autorisation à aucun restaurant, hôtel ou aucune salle pour (célébrer) les fêtes de fin d'année », a déclaré à l'AFP le porte-parole de la police Ayman el-Batinji, plusieurs demandes d'autorisation ayant été soumises aux autorités. Il a expliqué que les célébrations du Nouvel An étaient « incompatibles avec nos us, coutumes, valeurs et enseignements de notre religion ». Les fêtes ont aussi été interdites en « solidarité avec...


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