*Nidal Tohmé, député du bloc du Futur, hier, dans un communiqué : « L'année qui s'achève a porté de nombreuses chances que nous n'avons pas saisies pour lancer notre projet d'édification de l'État. Ce projet demeure prioritaire en dépit du tumulte régional et des divergences intérieures (...). Que la candidature de Sleiman Frangié porte ou non l'appellation de compromis, elle reste une idée sérieuse qui mérite d'être débattue et un prélude aux solutions possibles, qui sortent le pays de l'immobilisme dont il pâtit. (Cette candidature) est une idée fondée sur de véritables concessions nationales et qui n'aura de valeur, ni même de chance d'aboutir, si l'autre camp ne présente pas de concessions à son tour. (...) En appelant, dans son homélie de Noël, à profiter du sérieux qui entoure le compromis, le patriarche exprimait sa crainte de voir le pays manquer une nouvelle opportunité de réforme. »
* Ghazi Aridi, député du Rassemblement démocratique, hier, dans un entretien à la radio : « L'initiative du président Saad Hariri (chef du courant du Futur) de soutenir la candidature du député Sleiman Frangié à la présidence de la République ne bénéficie d'aucune couverture régionale ou internationale. À l'heure actuelle, le compromis est incapable d'aboutir, ses éléments intérieurs et extérieurs n'étant pas réunis. Certes, cette initiative a ébranlé l'immobilisme, mais une erreur d'appréciation l'a entravée. Les Libanais ont manqué une chance interne d'élire un chef de l'État de leur choix et de rompre avec leur habitude de dépendre entièrement de volontés étrangères. Je suis pessimiste sur l'après-compromis. Il est impératif aujourd'hui de trouver un compromis qui débloque la présidentielle ».
*Cheikh Ahmad Kabalan, mufti jaafarite, dans son prêche du vendredi à la mosquée l'imam Hussein à Bourj Barajneh : « Aux hommes politiques, je voudrais exprimer notre ras-le-bol de vos entreprises successives de blocage en alternance et de vos mises en échec des compromis et des solutions. Vous continuez de dilapider les deniers publics, sans vous soucier du malheur des gens. Il est temps de mettre un terme à votre farce politique, qui aura bientôt raison de ce pays. Que vaudrait la présidence de la République, et toutes les autres présidences, si l'édifice de l'État venait à s'écrouler ? Que resterait-il des chrétiens s'ils échouaient à s'entendre sur un candidat à la présidentielle, pour calmer le bazar et les surenchères ? Notre économie peut-elle encore résister aux politiques vindicatives, de défiance et d'entêtement ? »
* Kassem Hachem, député du bloc Berry, à l'issue d'une visite rendue samedi, à l'occasion des fêtes, à l'évêque orthodoxe de Marjeyoun, Mgr Élias Kfoury : « Nous avons plus que jamais besoin de mettre un terme à la politique de paralysie et de blocage, qui a fini par affecter les doléances et le quotidien des citoyens. (...) Il est demandé aux différentes parties de trouver des solutions, même partielles, aux crises actuelles et de relancer à cette fin le gouvernement, même si ce déblocage se limite à l'objectif de parer aux besoins quotidiens et basiques des Libanais, que les responsables ont oubliés. »
« L'idée de la candidature de Sleiman Frangié, qui n'est pas encore une initiative en bonne et due forme, n'avance pas. On fait du surplace, même si les contacts en sa faveur se poursuivent et pourraient s'intensifier au début de la nouvelle année », a-t-il noté.
* Bahia Hariri, députée du bloc du Futur, recevant samedi des notables de Beyrouth à la Maison du centre, en présence du député Ammar Houri et de l'ancien ministre Hassan Mneimné : « Ce que je peux vous dire, c'est que l'initiative du président Saad Hariri est toujours de mise, et c'est la seule initiative qui se présente. Nous prions pour son aboutissement, afin que la vacance présidentielle soit comblée. Je m'attends à ce que les institutions reprennent leur cours normal après les fêtes. Et, même si cette attente ne se réalise pas, nous poursuivrons nos efforts dans ce sens, puisque nous ne pouvons accepter le prolongement du vide. »
* Antoine Saad, député du Rassemblement démocratique, samedi, dans un entretien à la radio : « L'initiative portant sur la présidentielle, avancée par le président Saad Hariri, a subi un revers à cause de la convergence d'intérêts de certaines parties, notamment celles qui insistent à prolonger la vacance présidentielle. Certaines parties chrétiennes concernées par l'échéance sont elles-mêmes en train de l'entraver, par intérêt personnel, à l'heure où l'Iran oppose un refus à toute initiative et à tout compromis, jusqu'à nouvel ordre. (...) La phase actuelle est grise et imprécise, mais le compromis reste tant que le député Sleiman Frangié est mobilisé. »


Israël Katz assure que l’armée israélienne « conservera sa liberté d’action militaire » au Liban malgré la nouvelle trêve
Ou, Émile Émile ; yîîîh !
10 h 06, le 29 décembre 2015