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Moyen Orient et Monde - Parti Pris

Et François posa la deuxième pierre...

Le pape François bénissant un enfant au Vatican. Osservatore Romano/Reuters

Le pape François ne renoncera pas à sa volonté de changer l'image de l'Église. Pas seulement en voyageant dans le monde entier, en venant en aide aux plus démunis, en s'investissant personnellement dans la lutte contre le dérèglement climatique, en adressant un discours de tolérance et d'ouverture à tous les anciens exclus de l'Église, mais aussi – surtout même – en prenant le risque de regarder au-dedans. François a compris que si le catholicisme séduit de moins en moins de fidèles – notamment en comparaison à l'évangélisme et au pentecôtisme qui sont en constante progression – c'est parce que l'Église est malade. Malade en son cœur : la curie romaine.

Le pape a compris que l'Église ne peut plus, au XXIe siècle, dire une chose et faire son contraire. Elle ne peut plus prêcher la tolérance et la miséricorde et tenir un discours qui exclut une partie des fidèles. Elle ne peut plus prêcher la charité chrétienne, l'honnêteté et l'humilité et continuer de vivre dans le mensonge, le luxe et l'orgueil. Le pape François avait donné le ton en décembre dernier en dénonçant les « quinze maladies » qui menacent la curie romaine: « Se croire immortel, immunisé ou indispensable » ; « l'excès de travail » ; « l'endurcissement mental ou spirituel » ; « la planification excessive »; « le manque de coordination » ; « l'Alzheimer spirituel » ; « la vanité de la gloire » ; « la schizophrénie existentielle » ; « les commérages et les ragots » ; « la déification des chefs » ; « l'indifférence aux autres »; « la tête d'enterrement » ; « la thésaurisation » ; « les cercles fermés » ; et enfin « la mondanité et l'exhibitionnisme ».

Après le temps des maux vient le temps des remèdes. Dans son discours annuel devant la curie romaine, le pape, tel un médecin, a prescrit les antibiotiques nécessaires à ses patients : « la rationalité et l'amabilité », « la déférence », « l'exemplarité et la fidélité », « l'humanité », « l'honnêteté », « la fiabilité et la sobriété », « l'humilité ».
François veut soigner l'Église: mettre fin à tous les scandales de corruption et aux affaires sexuelles qui la rongent de l'intérieur. Quitte à se mettre à dos une partie des évêques. Quitte, même, à y laisser sa santé.

Le pape a confirmé hier qu'il n'était pas homme à revenir sur ses paroles. Ses vœux comportaient un message très clair qui pourrait se résumer ainsi : « C'est à vous de changer, car moi je ne changerai pas. » Il veut aller au bout de sa mission. Il veut redonner du sens et de la cohérence au message de l'Église. Pour se faire, il doit se battre contre le cœur malade de l'Église et, surtout, contre le temps. Mails il peut s'appuyer sur un atout inestimable : l'amour des fidèles.

 

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Le pape François ne renoncera pas à sa volonté de changer l'image de l'Église. Pas seulement en voyageant dans le monde entier, en venant en aide aux plus démunis, en s'investissant personnellement dans la lutte contre le dérèglement climatique, en adressant un discours de tolérance et d'ouverture à tous les anciens exclus de l'Église, mais aussi – surtout même – en prenant le risque de regarder au-dedans. François a compris que si le catholicisme séduit de moins en moins de fidèles – notamment en comparaison à l'évangélisme et au pentecôtisme qui sont en constante progression – c'est parce que l'Église est malade. Malade en son cœur : la curie romaine.Le pape a compris que l'Église ne peut plus, au XXIe siècle, dire une chose et faire son contraire. Elle ne peut plus prêcher la tolérance et la...
commentaires (2)

Yâ harâm ! Alors que, "La misère religieuse est l'expression de la misère réelle et la protestation contre cette même misère. Le religieux est le soupir de la créature accablée par le malheur, l'âme d'un monde sans cœur et l'esprit d'1 époque sans esprit : C'est l'Opium du Peuple !" ; dixit MARX Karl ! Le Grand "pape", lui, de la Rationalité !

ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

10 h 12, le 22 décembre 2015

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Commentaires (2)

  • Yâ harâm ! Alors que, "La misère religieuse est l'expression de la misère réelle et la protestation contre cette même misère. Le religieux est le soupir de la créature accablée par le malheur, l'âme d'un monde sans cœur et l'esprit d'1 époque sans esprit : C'est l'Opium du Peuple !" ; dixit MARX Karl ! Le Grand "pape", lui, de la Rationalité !

    ANTOINE-SERGE KARAMAOUN

    10 h 12, le 22 décembre 2015

  • UN PAPE QUI REFUSE LES POMPES... UN VRAI APÔTRE DE JÉSUS...

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    07 h 27, le 22 décembre 2015

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