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Économie

Consommation US : toujours le moteur principal

En novembre, les ventes au détail core étaient dynamiques (+0,6 % sur le mois), avec des ventes automobiles proches de leur record. L'emploi a progressé (+211 000). Seul ombre au tableau, l'indice de confiance des consommateurs du Conference Board a fortement baissé. Au total, ces éléments laissent attendre une consommation assez robuste en novembre. Le consensus attend une hausse de 0,3 %. En termes réels, le résultat devrait être similaire, la baisse des prix de l'essence pesant sur le déflateur. Les dépenses personnelles des ménages devraient continuer de progresser à un rythme (annualisé) d'environ 3 % au T4, restant ainsi, une fois encore, le contributeur principal à la croissance du PIB. La solidité de la consommation compense en large partie la faiblesse des exportations (freinage de la demande mondiale, hausse du dollar) et de l'activité industrielle (chute des prix du pétrole). En 2016, certains des déterminants de la consommation vont s'atténuer. La croissance de l'emploi devrait ralentir et l'inflation pourrait un peu se redresser. En contrepoint, on notera que le taux d'épargne est au plus haut depuis 2012 et la situation financière des ménages est assainie. Enfin, les signes d'accélération des salaires se multiplient. Avec un taux de chômage à 5 %, il serait étonnant que les salaires restent sur la tendance morose post-crise (~2 % par an). Si les gains réels restent positifs, il n'y a pas vraiment de raison de craindre une forte décélération de la consommation US en 2016.

Cet article est réalisé par Fidus

En novembre, les ventes au détail core étaient dynamiques (+0,6 % sur le mois), avec des ventes automobiles proches de leur record. L'emploi a progressé (+211 000). Seul ombre au tableau, l'indice de confiance des consommateurs du Conference Board a fortement baissé. Au total, ces éléments laissent attendre une consommation assez robuste en novembre. Le consensus attend une hausse de 0,3 %. En termes réels, le résultat devrait être similaire, la baisse des prix de l'essence pesant sur le déflateur. Les dépenses personnelles des ménages devraient continuer de progresser à un rythme (annualisé) d'environ 3 % au T4, restant ainsi, une fois encore, le contributeur principal à la croissance du PIB. La solidité de la consommation compense en large partie la faiblesse des exportations (freinage de la demande mondiale, hausse...
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