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Moyen Orient et Monde - Armement

Kalibr, Raptor et Scalp : tout un arsenal, parfois disproportionné

Russes, Américains, Britanniques et Français testent leur potentiel militaire et exhibent leurs muscles.

Entre missiles de croisière et avions furtifs, Russes, Américains, Britanniques et Français ont déployé tout un arsenal dans le conflit syrien, parfois disproportionné par rapport aux enjeux militaires. Voici les principales avancées technologiques sur le théâtre irako-syien, qui permettent à chaque armée de tester son potentiel et de montrer ses muscles :

Sous-marins Kilo et missiles de croisière Kalibr
Le 7 octobre, la Russie a fait sensation en tirant pour la première fois 26 missiles de croisière sur les rebelles syriens depuis un croiseur situé en mer Caspienne, à 1 500 km de là. Selon des responsables militaires occidentaux, il s'agit de Kalibr (code Otan SS-N-30), d'une portée estimée de 1 900 km, équivalent des Tomahawk américains, en déjouant toutes les défenses à très basse altitude. Ces missiles de croisière font entrer la Russie dans un club naval très fermé, aux côtés des États-Unis et de la Grande-Bretagne, en offrant à la marine russe un large rayon d'action susceptible d'atteindre toute l'Europe.
Le 9 décembre, Moscou récidivait en tirant ce missile d'un sous-marin nouvelle génération de classe Kilo, le Rostov-sur-le-Don, déployé en Méditerranée. Ce sous-marin, entré en service en 2014, offre à la fois une grande puissance de frappe et une grande furtivité. « Les Kilo nouvelle version ont des capacités militaires très importantes, ils font peser une menace crédible », résume une source militaire française. Les experts restent toutefois dubitatifs sur l'intérêt de déployer un tel arsenal face aux rebelles syriens, y compris le groupe État islamique (EI). « Cela n'a aucun sens du point de vue militaire. Mais c'est un signal lancé à l'Occident sur notre capacité de projection », estime Alexandre Golts, analyste militaire russe indépendant.
L'aviation russe a engagé de son côté ses chasseurs-bombardiers multirôles Sukhoï 34 (Su-34) – d'un rayon d'action de 4 000 km –, mais l'essentiel de ses opérations continue de reposer sur des Su-25 (avion d'attaque au sol) et Su-24 (bombardier tactique) plus vétustes. « Nous les avions déjà en Afghanistan. L'armée dit qu'ils ont un tout nouveau système de visée. On peut les croire. Ou pas. Ces avions larguent des bombes qui ne sont pas téléguidées », relève M. Golts.
Toutes ces opérations offrent une vitrine unique à l'industrie militaire russe. Dans le secteur naval, « on voit arriver les Russes dans tous les compartiments du jeu », constate ainsi le PDG du constructeur naval français DCNS, Hervé Guillou.

Raptor, Predator et Reaper américains
Le chasseur-bombardier F-22 Raptor, bijou technologique américain, a connu son baptême du feu en Syrie en septembre 2014. Cet avion furtif, au prix unitaire astronomique de 360 millions de dollars, est considéré comme le jet le plus perfectionné au monde, grâce à son aptitude à échapper à la détection des radars. Il est capable de voler à une vitesse dépassant Mach 2 et de larguer ses bombes guidées par laser à 25 km de sa cible.
Les drones américains Predator et Reaper sont au cœur des opérations aériennes, captant du renseignement, assistant les pilotes dans leurs tirs et analysant les résultats a posteriori. Ils peuvent aussi mener des frappes avec leurs missiles Hellfire.

Missiles antichar TOW
La CIA et ses alliés dans la région, dont l'Arabie saoudite, ont fourni aux rebelles syriens des missiles antichars TOW (Tube launched, Optically tracked, Wire-guided), d'une redoutable efficacité contre les blindés du régime Assad. Ces missiles américains, d'une portée de 3 500 m, auraient aussi été utilisés par un groupe rebelle contre un hélicoptère russe qui tentait de récupérer le pilote dont l'avion avait été abattu par les Turcs, fin novembre, selon des sites spécialisés.

La Grande-Bretagne sort son Typhoon
La Royal Air Force, engagée depuis début décembre en Syrie, associe des avions de nouvelle génération, les Eurofighter Typhoon, et de vénérables Tornado, vieux de 35 ans, dans ses raids. Les Typhoon offrent une capacité radar et de combat aérien bien supérieure au Tornado, mais ne peuvent tirer le missile de croisière Storm Shadow, très performant contre des bâtiments transformés en bunkers.

Scalp et Rafale français
L'armée française a tiré pour la première fois mardi des missiles de croisière air-sol Scalp (équivalent du Storm Shadow britannique) contre l'EI. Le chasseur-bombardier Rafale, qui perce enfin à l'exportation, est aussi en pointe dans les opérations. La marine attend avec impatience ses premiers missiles de croisière MdCN, qui devraient entrer en service en 2016 et offriront une portée trois fois supérieure au Scalp, de l'ordre de 1 000 km. Une première frégate multimissions FREMM (L'Aquitaine), fortement automatisée et lourdement armée – y compris bientôt de MdCN – sera engagée en janvier au côté du porte-avions Charles de Gaulle dans le Golfe.
(Source : AFP)


Entre missiles de croisière et avions furtifs, Russes, Américains, Britanniques et Français ont déployé tout un arsenal dans le conflit syrien, parfois disproportionné par rapport aux enjeux militaires. Voici les principales avancées technologiques sur le théâtre irako-syien, qui permettent à chaque armée de tester son potentiel et de montrer ses muscles :
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