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Moyen Orient et Monde - Afghanistan

Les talibans attaquent le quartier diplomatique de Kaboul

Un policier espagnol tué ; une maison d'hôte visée par les assaillants.

Les forces spéciales afghanes ont bouclé le périmètre de l’attaque dans le quartier de Sherpur à Kaboul. Wakil Kohsar/AFP

Au moins un étranger a été tué dans l'attaque talibane qui se déroulait hier soir, à l'heure de mettre sous presse, dans le quartier diplomatique de Kaboul, à proximité de l'ambassade d'Espagne.
Un policier espagnol a ainsi péri dans l'attaque, a annoncé à Madrid le Premier ministre Mariano Rajoy, mais aucun bilan officiel des victimes n'avait été diffusé par les autorités afghanes dans la soirée alors que les combats étaient toujours en cours. Au milieu des tirs, dans l'obscurité, des membres des forces de sécurité afghanes se mettaient à couvert en tirant un corps inerte et deux hommes blessés jusqu'à une ambulance, a constaté un journaliste de l'AFP. L'un des hommes blessés saignait de la tête, et l'autre, un policier, présentait une blessure par balle à la jambe. Des officiels afghans et espagnols avaient dans un premier temps fait état d'une attaque dirigée contre l'ambassade d'Espagne. Mais cette information a été démentie par le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy, qui a précisé que l'offensive visait « des pensions juste à côté de l'ambassade ». Le personnel diplomatique de l'ambassade d'Espagne a été évacué, a indiqué M. Rajoy. Les talibans ont revendiqué l'attaque, déclarant qu'elle visait une maison d'hôte fréquentée par des étrangers. Les forces spéciales afghanes ont bouclé le périmètre de l'attaque dans le quartier aisé de Sherpur, secoué par la violente explosion d'une voiture piégée à l'heure de pointe, suivie par des claquements de tirs. Des ambulances et camions de pompiers aux sirènes hurlantes ont été vus se précipitant vers la scène. Le quartier de Sherpur abrite les bureaux de plusieurs ONG étrangères ainsi que le domicile de certains hauts responsables afghans, dont l'ancien chef de guerre et premier vice-président d'Afghanistan Abdul Rashid Dostum.

Ouverture vers Islamabad
Cet attentat survient alors que le gouvernement afghan tente de ramener les insurgés à la table des négociations pour des pourparlers de paix, afin de mettre un terme à 14 ans de conflit. En outre, l'attentat de Kaboul intervient au lendemain de la démission du chef du renseignement afghan Rahmatullah Nabil, opposé au rapprochement avec le Pakistan entamé par le président Ashraf Ghani pour relancer les pourparlers de paix avec les talibans. Le chef de l'État afghan s'est fortement impliqué pour faire accepter sa politique d'ouverture vers Islamabad, qui dispose de longue date d'une considérable influence sur la rébellion talibane. Mais la démission de M. Nabil met en lumière les réticences auxquelles se heurte M. Ghani dans son propre pays. Dans une conférence de presse hier, M. Ghani a rejeté les critiques de l'ex-chef du renseignement, déclarant que le Pakistan était un partenaire essentiel pour tenter de mettre un terme à la longue guerre en Afghanistan. « Si l'une des sources de l'instabilité en Afghanistan est notre voisin (...), alors il y a un besoin essentiel de collaborer pour mettre fin à la guerre », a-t-il ajouté.

(Source : AFP)

Au moins un étranger a été tué dans l'attaque talibane qui se déroulait hier soir, à l'heure de mettre sous presse, dans le quartier diplomatique de Kaboul, à proximité de l'ambassade d'Espagne.Un policier espagnol a ainsi péri dans l'attaque, a annoncé à Madrid le Premier ministre Mariano Rajoy, mais aucun bilan officiel des victimes n'avait été diffusé par les autorités afghanes dans la soirée alors que les combats étaient toujours en cours. Au milieu des tirs, dans l'obscurité, des membres des forces de sécurité afghanes se mettaient à couvert en tirant un corps inerte et deux hommes blessés jusqu'à une ambulance, a constaté un journaliste de l'AFP. L'un des hommes blessés saignait de la tête, et l'autre, un policier, présentait une blessure par balle à la jambe. Des officiels afghans et espagnols avaient...
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