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Moyen Orient et Monde - Diplomatie

L’opposition syrienne réunie à Riyad pour serrer les rangs

Le groupe Ahrar al-Cham présent à la conférence a affirmé qu'il faut insister sur la nécessité d'un renversement du régime d'Assad.

Le roi d’Arabie saoudite Salmane ben Abdel Aziz au sommet du Conseil de coopération du Golfe, hier à Riyad. Fayez Nureldine/AFP

Des représentants de factions politiques et de groupes armés de l'opposition syrienne ont ouvert des discussions hier à Riyad pour tenter d'unifier leurs positions en vue d'éventuelles négociations avec le régime de Damas. Une centaine de délégués étaient rassemblés jusqu'à aujourd'hui à huis clos dans un grand hôtel de Riyad placé sous haute surveillance. En les accueillant, le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir a salué ce « large rassemblement de l'opposition syrienne », sans précédent depuis le début en 2011 du conflit qui a fait plus de 250 000 morts et poussé à l'exode des millions de personnes.
La réunion de Riyad se déroule avec « une large participation de groupes d'opposition de l'intérieur et de l'extérieur de la Syrie », a indiqué l'agence saoudienne SPA. En sont exclues les organisations qualifiées de « terroristes » comme les jihadistes rivaux du groupe État islamique (EI) et du Front al-Nosra, la branche syrienne d'el-Qaëda. Les groupes kurdes n'ont pas été invités et organisent en Syrie une réunion parallèle avec d'autres groupes de l'opposition.
Une source de l'opposition syrienne a indiqué dans l'après-midi à l'AFP que les discussions se passaient « bien » et que les positions étaient « proches ».
Khaled Khoja, le chef de la Coalition nationale, principale composante politique de l'opposition syrienne basée à Istanbul, s'est quant à lui déclaré « optimiste » quant à un accord sur la « formation d'une équipe de négociations et sur les principes devant guider ces négociations » avec le régime de Bachar al-Assad.

Départ d'Assad
Le groupe Ahrar al-Cham, allié à al-Nosra et dont l'invitation a entraîné le retrait d'autres groupes, a indiqué avoir accepté d'y participer en dépit de « l'absence de représentants de factions jihadistes à la hauteur » de leur rôle sur le terrain. « Nous n'accepterons pas les résultats de cette conférence » s'ils n'incluent pas « le nettoyage des territoires syriens de l'occupation des Iraniens, des Russes et des milices confessionnelles qui les soutiennent », a toutefois averti ce groupe.
Bachar al-Assad est soutenu par l'Iran et par la Russie qui mène depuis plus de deux mois des raids aériens en Syrie, indépendamment de ceux de la coalition internationale anti-EI conduite par Washington. Ahrar al-Cham, considéré comme le groupe le plus puissant après al-Nosra et l'EI, a affirmé que la conférence devra insister sur la nécessité d'un renversement du régime syrien, d'un démantèlement des services militaires et de sécurité, de la préservation de l'unité du pays et du rejet du confessionnalisme. Le puissant groupe Jaich al-Islam, soutenu par l'Arabie saoudite, a annoncé pour sa part avoir envoyé deux délégués à la réunion, qui coïncide avec le sommet annuel des monarchies du Golfe prévu également à Riyad.
Selon des sources de l'opposition syrienne, le prince héritier Mohammad ben Nayef d'Arabie saoudite a rencontré mardi soir des représentants des groupes armés participant à la conférence. Il a affirmé, selon ces sources, que Riyad « n'abandonnera en aucune circonstance le peuple syrien », ajoutant que l'Arabie se tenait aux côtés des Syriens dans « le refus de la présence de Bachar (el-Assad) dans une quelconque forme de solution intérimaire ou permanente ».
Dans un communiqué publié à Paris, le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a « souhaité plein succès » à la conférence de Riyad, « composante importante du processus initié à Vienne ». Selon lui, « il est capital que l'opposition politique et armée (syrienne), qui résiste aux attaques » du régime et de l'EI, « unisse ses efforts pour constituer l'interlocuteur politique de référence dont a besoin la Syrie ».
De son côté, le secrétaire d'État américain John Kerry a annoncé hier qu'il se rendrait à Moscou la semaine prochaine pour tenter, avec les dirigeants russes, de progresser vers une solution à la guerre en Syrie. Washington et Moscou ont travaillé de concert pour réunir un groupe de puissances mondiales et régionales dans la recherche d'un cessez-le-feu et d'une transition politique en Syrie.
Les débats se déroulent dans le cadre d'un processus international relancé fin octobre à Vienne par 17 pays et trois organisations internationales. Les chefs des grandes diplomaties mondiales – dont États-Unis, Russie, Arabie saoudite, Iran et les puissances européennes – ont fixé un calendrier qui prévoit une rencontre à compter du 1er janvier entre représentants de l'opposition syrienne et du régime de Damas, avant un cessez-le-feu, la formation d'un gouvernement de transition dans les six mois et l'organisation d'élections d'ici à 18 mois. La prochaine réunion internationale sous le format de Vienne devrait se tenir le 18 décembre à New York. Jusqu'ici l'opposition syrienne est apparue fragmentée et divisée.
(Source : AFP)

Des représentants de factions politiques et de groupes armés de l'opposition syrienne ont ouvert des discussions hier à Riyad pour tenter d'unifier leurs positions en vue d'éventuelles négociations avec le régime de Damas. Une centaine de délégués étaient rassemblés jusqu'à aujourd'hui à huis clos dans un grand hôtel de Riyad placé sous haute surveillance. En les accueillant, le ministre saoudien des Affaires étrangères Adel al-Jubeir a salué ce « large rassemblement de l'opposition syrienne », sans précédent depuis le début en 2011 du conflit qui a fait plus de 250 000 morts et poussé à l'exode des millions de personnes.La réunion de Riyad se déroule avec « une large participation de groupes d'opposition de l'intérieur et de l'extérieur de la Syrie », a indiqué l'agence saoudienne SPA. En sont...
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AUX DERNIÈRES NOUVELLES : RÉUNION RÉUSSIE... TOUS L'APPLAUDISSENT... SEUL L'IRAN SE FAIT DE LA BILE CAR PENSANT AUX DÉPARTS... ET... RIRONT TOUJOUS BIEN ET FORT QUI RIRONT LES DERNIERS !

La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

20 h 34, le 10 décembre 2015

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Commentaires (2)

  • AUX DERNIÈRES NOUVELLES : RÉUNION RÉUSSIE... TOUS L'APPLAUDISSENT... SEUL L'IRAN SE FAIT DE LA BILE CAR PENSANT AUX DÉPARTS... ET... RIRONT TOUJOUS BIEN ET FORT QUI RIRONT LES DERNIERS !

    La Libre Expression. La Patrie en Peril Imminent.

    20 h 34, le 10 décembre 2015

  • On vient d'annoncer une défection et une autre conférence au nord avec le régime légitime du héros Bashar. On rit ou bien on attend encore un peu ?

    FRIK-A-FRAK

    18 h 29, le 10 décembre 2015

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