Le baril de Brent de la mer du Nord, la référence européenne du brut, a chuté hier sous la barre des 40 dollars pour la première fois depuis près de sept ans, comme le baril de WTI, le pétrole échangé à New York.
Le cours du Brent échangé à Londres, qui avait franchi à la baisse lundi son précédent plus bas atteint fin août, a ensuite creusé ses pertes, atteignant de nouveaux plus bas depuis février 2009 après que l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) a décidé de maintenir sa production inchangée malgré la surabondance d'offre pesant sur le marché.
Le baril pour livraison en janvier est tombé à 39,81 dollars hier vers 14h00 GMT (16h), soit un minimum depuis le 20 février 2009. Vers 17h05 GMT (19h05), il valait 40,55 dollars sur l'Intercontinental Exchange (ICE) de Londres.
En dépit de la chute des prix du pétrole, qui ont perdu plus de 60 % de leur valeur depuis la mi-2014, l'Opep a décidé vendredi à Vienne lors de sa réunion semestrielle de maintenir sa production à ses niveaux actuels, estimant qu'une réduction de celle-ci n'aurait pas beaucoup d'effet sur le marché. Fidèle à sa position adoptée un an plus tôt et maintenue il y a six mois, le cartel n'a donc pas annoncé de réductions de production, mais, fait plus inattendu, il n'a même pas pris la peine cette fois d'établir un objectif chiffré de production. « Aucun plafond n'a été mentionné, ce qui suggère que le groupe n'a pas réussi à s'entendre sur la meilleure façon de tenir compte du retour du pétrole iranien sur les marchés maintenant que les sanctions ont été levées », et que le retour de l'Iran sur le marché devrait être pleinement effectif en janvier, a noté Craig Erlam, analyste chez Oanda.
Selon M. Erlam, la décision de l'Opep ne présage donc rien de bon pour les producteurs de pétrole alors que l'année écoulée a vu le marché inondé de brut et que les conteneurs de stockage ont quasiment atteint leur capacité maximale, ce qui, selon l'analyste, laisse encore largement le champ libre à de nouvelles baisses des cours.
Sur le marché de New York, le cours du baril de « Light Sweet Crude » (WTI) pour livraison en janvier est tombé hier vers 14h00 GMT (16h00) à 36,64 dollars, son niveau le plus faible depuis le 19 février 2009, avant de remonter à 37,51 dollars à la clôture.
(Source : AFP)
Économie - Hydrocarbures
L’Opep fait chuter le pétrole au plus bas depuis sept ans
OLJ / le 09 décembre 2015 à 00h00


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