Les médecins et employés de l’hôpital Youssef, à Halba, ont tenu hier sit-in devant l’établissement. Photo Ani
L'affaire de l'hôpital Youssef, à Halba, dans le Akkar, qui a récemment fait l'objet d'une décision du ministre de la Santé, Waël Bou Faour, de rupture du contrat le liant au ministère, a connu de nouveaux développements hier. Les médecins et employés de l'établissement ont observé devant ses portes un sit-in auquel ont également participé des présidents de municipalité et des moukhtars de la région de Halba pour protester contre la sanction.
Le ministre de la Santé avait pris cette mesure le 3 décembre, après que l'hôpital Youssef a refusé d'accueillir une personne accidentée, Khodr Abdel Magid, qui s'était présentée dans une ambulance de la Croix-Rouge, le 23 novembre, et qui, faute de soins, n'a pas tardé à succomber à ses blessures.
Lundi, le président du syndicat des hôpitaux, Sleiman Haroun, a critiqué la sanction ministérielle, demandant à M. Bou Faour de la retirer parce qu'elle avait été prise sur base de fausses allégations de la part des parents du malheureux.
Hier, les participants au sit-in brandissaient des calicots qui louaient l'importance de l'établissement pour les habitants du Akkar et réclamaient le retrait de la sanction prononcée à son encontre.
De son côté, la Croix-Rouge a rappelé, dans un communiqué, son engagement à se conformer au décret du 30/11/2006 qui stipule que l'ambulance prenant en charge un malade ou un blessé doit impérativement le transporter à l'hôpital le plus proche. « La Croix-Rouge se déclare à égale distance (des parties) dans tout débat relatif à ce dossier, dans l'attente qu'il soit tranché par les autorités administratives et judiciaires compétentes », indique le communiqué en réaffirmant son principe de neutralité.


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