Rechercher
Rechercher

Économie

Les marchés financiers avant la hausse des taux de la Fed

À sa réunion de septembre, le FOMC avait été retenu de monter ses taux en citant des évolutions négatives touchant la situation économique mondiale et le secteur financier. On a peut-être exagéré le poids que la croissance hors des États-Unis peut avoir dans la fonction de réaction de la Fed. La volatilité des marchés a par contre une incidence évidente. D'une part, elle affecte de manière directe les conditions de financement de l'économie américaine. D'autre part, elle touche à l'une des missions implicites de toute banque centrale qui est de contribuer à la stabilité des marchés. Alors que la réunion du FOMC de décembre approche et que les attentes d'une hausse des taux sont bien plus élevées qu'en septembre, il est utile de faire un point sur l'état des indicateurs de stress ou d'aversion au risque sur les marchés.
· Après une baisse de plus de 10 % fin août, l'indice S&P 500 s'est totalement repris.
· Le taux de rendement sans risque à dix ans (2,23 %) est légèrement au-dessus de sa moyenne de l'année (2,13 %). Cela ne manifeste pas une fuite vers la sécurité.
· De manière générale, les indices de stress financier (spreads, volatilité) ont fléchi au cours des dernières semaines. Le niveau actuel des différents indices de ce type calculés par les Fed de Cleveland est tout à fait comparable à ce qu'il était au démarrage des cycles de hausse de taux de 1994 et de 2004.
Les conditions actuelles de marché ne semblent pas un obstacle à la première hausse des taux. Que se passe-t-il ensuite ? En toute logique, un certain durcissement des conditions financières et une remontée (non linéaire) des indices de stress. La Bourse ne réagit pas nécessairement de manière négative. Dans le cas présent, il a souvent été dit par divers officiels de la Fed que le cycle sera adapté en fonction de la réaction des taux longs. La Fed veut éviter que le marché obligataire reste insensible à la hausse des taux courts comme en 2005, au risque, si besoin, d'accélérer la vitesse de normalisation.

Cet article est réalisé par Fidus

À sa réunion de septembre, le FOMC avait été retenu de monter ses taux en citant des évolutions négatives touchant la situation économique mondiale et le secteur financier. On a peut-être exagéré le poids que la croissance hors des États-Unis peut avoir dans la fonction de réaction de la Fed. La volatilité des marchés a par contre une incidence évidente. D'une part, elle affecte de manière directe les conditions de financement de l'économie américaine. D'autre part, elle touche à l'une des missions implicites de toute banque centrale qui est de contribuer à la stabilité des marchés. Alors que la réunion du FOMC de décembre approche et que les attentes d'une hausse des taux sont bien plus élevées qu'en septembre, il est utile de faire un point sur l'état des indicateurs de stress ou d'aversion au risque sur les...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut