Il a fallu, pour faire cette minute, dix siècles d'histoire. Vingt-six novembre mil neuf cent quarante-et-un ! En cette journée, en cette heure et cette seconde même où va parler le général d'armée Georges Catroux, aboutissent et culminent tous les fastes de la France et du Liban : mille ans de gloire, de combats et d'apostolats, de luttes et de sacrifices – mille ans d'amitié héroïque et d'opiniâtre fidélité.
C'est ce qui donne à « l'Événement » sa grandeur première. C'est ce qui le fait apparaître dans sa plus vraie signification et sa portée la plus lointaine.
L'acte d'émancipation du 26 novembre n'est pas seulement l'aboutissement et la consécration juridiques de la Charte du mandat. La France, ici, revendique d'autres titres, les libertés libanaises sont fondées sur d'autres droits. Ces droits et ces titres ne s'inscrivent pas dans les protocoles, ils remontent très au-delà des deux dernières décades de la diplomatie contemporaine. Le représentant de la France libre de 1941 n'est pas le successeur et le continuateur du haut-commissaire de 1919 : à travers eux se rétablit et se renoue la grande chaîne historique, et c'est la France, toute la France – royale, impériale et républicaine –, qui nous apporte le gage de son alliance et la promesse de notre durée (...).
Liban - Les Archives Racontent...
France-Liban La consécration : acte d’émancipation du 26 novembre 1941
Dans « L'Orient » du 28 novembre 1941
OLJ / le 28 novembre 2015 à 00h00


QUE NE L'AVAIENT-ILS GARDÉ POUR L'AN 2041... OU LA POSSIBILITÉ D'ÉMANCIPATION AURAIT EU PLUS DE CHANCE !!!
14 h 46, le 28 novembre 2015