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Économie

Inflation US : l’annonce de sa mort était grandement exagérée

De la fin 2013 à aujourd'hui, le taux d'inflation américain a reculé de 1.3 point. C'est un repli significatif. Les prix de l'énergie, en baisse de près de 20 %, ont contribué à ce repli pour 1.5 point, donc pour plus de 100 %. Si l'inflation actuelle est proche de zéro aux États-Unis, le problème est donc intégralement imputable au contre-choc pétrolier. Sur la même période, le rythme de hausse du prix des biens non énergétiques n'a pas fléchi malgré la hausse du dollar, qui est pourtant une autre source de désinflation importée. L'inflation des prix de services qui reflète le mieux les facteurs domestiques a accéléré, notamment pour les services de logement. Au total, l'inflation sous-jacente aux États-Unis est un peu plus forte qu'il y a un ou deux ans. Rien que de très normal dans une économie qui est revenue au plein-emploi et qui connaît un marché de la location plus tendu. Ce qui est étonnant, à vrai dire, est que le thème de la déflation (ou lowflation) ait pu être si présent dans les préoccupations des marchés et dans le débat de politique monétaire au cours des derniers mois. Mais qu'en est-il de l'avenir ? La Fed de Philadelphie vient de publier son enquête trimestrielle auprès des prévisionnistes au T4, d'où il ressort que l'inflation anticipée à moyen terme a été d'une parfaite stabilité en 2015, quels que soient les indices retenus (CPI ou PCE, total ou sous-jacent). Le léger recul enregistré à partir de 2012 et jusqu'à la fin 2014 ne s'est pas accentué. La cible d'inflation de la Fed (2 %) reste le point d'ancrage, signe que la crédibilité de la banque centrale n'est pas entamée par la sous-performance de l'inflation courante. Une autre mesure de l'inflation anticipée, tirée des obligations indexées, est un peu moins bien ancrée. Compte tenu de l'imprécision de cette mesure, il serait bien hasardeux de s'en inquiéter outre-mesure. Il est plus notable que cette mesure ait un peu rebondi malgré un nouvel accès de faiblesse sur les prix du pétrole. C'est peut-être le signe que la perception du risque déflationniste s'est vraiment retournée.

Cet article est réalisé par Fidus

De la fin 2013 à aujourd'hui, le taux d'inflation américain a reculé de 1.3 point. C'est un repli significatif. Les prix de l'énergie, en baisse de près de 20 %, ont contribué à ce repli pour 1.5 point, donc pour plus de 100 %. Si l'inflation actuelle est proche de zéro aux États-Unis, le problème est donc intégralement imputable au contre-choc pétrolier. Sur la même période, le rythme de hausse du prix des biens non énergétiques n'a pas fléchi malgré la hausse du dollar, qui est pourtant une autre source de désinflation importée. L'inflation des prix de services qui reflète le mieux les facteurs domestiques a accéléré, notamment pour les services de logement. Au total, l'inflation sous-jacente aux États-Unis est un peu plus forte qu'il y a un ou deux ans. Rien que de très normal dans une économie qui est...
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