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Économie - Politique Monétaire

La BCE se tient prête à intervenir rapidement pour soutenir les prix

Pour Mario Draghi, président de la BCE, l’institution « n’hésitera pas à fournir » davantage de « stimulation monétaire » si l’économie n’est pas jugée capable de renouer durablement avec la croissance. Daniel Roland/AFP

La Banque centrale européenne (BCE) se tient prête à agir pour relancer l'inflation « aussi vite que possible », a déclaré hier son président Mario Draghi, ouvrant encore un peu plus la porte à une nouvelle intervention prochainement.
« Si nous décidons que la trajectoire actuelle de notre politique n'est pas suffisante pour atteindre l'objectif (d'une inflation légèrement inférieure à 2 %, NDLR), nous ferons ce que nous devons pour relancer l'inflation aussi vite que possible », a promis M. Draghi lors d'un congrès bancaire à Francfort.
La Banque centrale a déjà fait savoir fin octobre qu'elle allait réexaminer la portée de son action lors de sa prochaine réunion de politique monétaire début décembre, notamment à la lumière des nouvelles projections économiques que doivent dévoiler ses équipes. Beaucoup d'observateurs s'attendent à ce que l'institution muscle davantage son soutien à l'économie, alors que l'inflation a fait du surplace ces derniers mois. En octobre, les prix ont très légèrement augmenté, de 0,1 %, soit très loin de l'objectif de la BCE d'une inflation « proche mais inférieure à 2 % », définition selon elle de la stabilité des prix.
« Si nous concluons que la balance des risques pour notre objectif de stabilité des prix penche vers le bas, nous agirons en utilisant tous les instruments disponibles dans le cadre de notre mandat », a souligné M. Draghi. Et « lors de notre évaluation des risques pour la stabilité des prix, nous n'ignorerons pas que l'inflation est faible depuis déjà un certain temps ». « Nous sommes confrontés à une situation où nous ne pouvons pas encore dire avec assurance que le processus de réparation économique en zone euro est achevé », a concédé l'Italien.
Si l'économie n'est pas jugée capable de renouer durablement avec la croissance, « alors il va falloir davantage de stimulation monétaire, que la BCE n'hésitera pas à fournir », a-t-il encore affirmé. Selon lui, « la question à laquelle nous faisons face n'est pas si nous avons les outils disponibles pour fournir le degré approprié de politique monétaire. Nous l'avons prouvé. La question est celle de la calibration ».

« Plus de risques en jeu »
Lors du même congrès bancaire, le président de la Banque centrale allemande Jens Weidmann, également membre du conseil des gouverneurs de la BCE, a en revanche appelé à « ne pas dessiner un tableau trop noir » de la situation économique. « En fin de compte, nous ne devrions pas oublier que les mesures monétaires déjà en place ont encore besoin de temps pour produire pleinement leurs effets sur l'économie », a plaidé l'Allemand, opposant notoire à une politique monétaire débridée. « Nous devons avoir conscience que plus le mode ultra-expansif de la politique monétaire dure, moins celle-ci est efficace et plus des risques (...) vont entrer en jeu », a-t-il encore fait valoir.
Entre la baisse de ses taux directeurs ou les prêts géants très bon marché mis à disposition des banques, l'institution a multiplié ces derniers mois les gestes de soutien à l'économie européenne. Elle est passé à la vitesse supérieure en mars en lançant un vaste programme de rachat de dettes, de l'ordre de 1 140 milliards d'euros (1 214 milliards de dollars) d'ici à septembre 2016.
« Nous considérons que le programme d'achat d'actifs est un instrument puissant et flexible, dans la mesure où il peut être ajusté en termes de taille, de composition et de durée pour atteindre une politique monétaire plus expansive », a estimé M. Draghi, ajoutant que le niveau du taux de dépôt, appliqué aux banques plaçant à court terme des liquidités auprès de la BCE, pourrait également « renforcer les effets » de ce programme.
Le conseil de la BCE, qui réunit les 19 gouverneurs des banques centrales de la zone euro et 6 directeurs, tiendra sa prochaine réunion de politique monétaire les 2 et 3 décembre à Francfort.
(Source : AFP)

La Banque centrale européenne (BCE) se tient prête à agir pour relancer l'inflation « aussi vite que possible », a déclaré hier son président Mario Draghi, ouvrant encore un peu plus la porte à une nouvelle intervention prochainement.« Si nous décidons que la trajectoire actuelle de notre politique n'est pas suffisante pour atteindre l'objectif (d'une inflation légèrement inférieure à 2 %, NDLR), nous ferons ce que nous devons pour relancer l'inflation aussi vite que possible », a promis M. Draghi lors d'un congrès bancaire à Francfort.La Banque centrale a déjà fait savoir fin octobre qu'elle allait réexaminer la portée de son action lors de sa prochaine réunion de politique monétaire début décembre, notamment à la lumière des nouvelles projections économiques que doivent dévoiler ses équipes. Beaucoup...
commentaires (2)

suite: 6. Les besoins en investissement en infrastructure fort demandeur de force de travail décélèrent dans les pays développés, 7. Le V diminue aussi puisque les citoyens ont peur de l’avenir et thésaurise une partie importante de leur revenu malgré des rémunérations financières hors risque quasi nul. 8. Les réactions boursières ne sont que des effets secondaires des paramètres qui régissent actuellement l’économie, mais on leur impute les troubles par méconnaissance ou par dogme anticapitaliste. 9. La Mondialisation a conduit à un déséquilibre entre les coûts de production entre les puissances économiques pour la majorité des produits et services à technologie basse et moyenne. 10. La mondialisation n’est pas en cause, mais bien c’est l’incapacité de la gouvernance d’adapter son tissu économique à une production rentable

DAMMOUS Hanna

17 h 44, le 23 novembre 2015

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Commentaires (2)

  • suite: 6. Les besoins en investissement en infrastructure fort demandeur de force de travail décélèrent dans les pays développés, 7. Le V diminue aussi puisque les citoyens ont peur de l’avenir et thésaurise une partie importante de leur revenu malgré des rémunérations financières hors risque quasi nul. 8. Les réactions boursières ne sont que des effets secondaires des paramètres qui régissent actuellement l’économie, mais on leur impute les troubles par méconnaissance ou par dogme anticapitaliste. 9. La Mondialisation a conduit à un déséquilibre entre les coûts de production entre les puissances économiques pour la majorité des produits et services à technologie basse et moyenne. 10. La mondialisation n’est pas en cause, mais bien c’est l’incapacité de la gouvernance d’adapter son tissu économique à une production rentable

    DAMMOUS Hanna

    17 h 44, le 23 novembre 2015

  • À coups de milliards d'euros et de dollars, à la recherche d'une croissance que les banques centrales injectent. Mais ne elle revient plus depuis l'éclatement de la crise en 2008. Déjà il faut se demander pourquoi a-t-on besoin de croissance. C’est bien pour compenser la croissance démographique et améliorer le bien-être des citoyens. Que sont donc les 10 raisons pour que la croissance ne revienne pas ? 1. Les puissances économiques ont créé une fausse croissance en vivant et consommant avec de l’endettement depuis des décennies, cela implique qu’une partie de la richesse crée est consacrée à réduire la dette. 2. Les banques centrales achètent actuellement des vieilles dettes souveraines au lieu de financer l’économie réelle. 3. Les banques centrales compensent par cet achat le ralentissement de la circulation monétaire par la planche à billet, mais ne fait que stabiliser la formule M*V (Masse * Vitesse). 4. Pour qu’il y ait croissance à effet positif il faut que M*V croisse suffisamment pour compenser la croissance démographique et les besoins de la population pour améliorer son bien-être. 5. La croissance que l’économie réelle fabrique est handicapée puisque le besoin en force de travail n’est plus en adéquation avec les qualifications de la majorité des demandeurs d’emplois. Cela crée des chômages de masse qui déséquilibre le rapport entre besoins des consommateurs et les besoins en création de richesse par le travail.

    DAMMOUS Hanna

    17 h 43, le 23 novembre 2015

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