« Seul un homme comme Ghassan Salamé, politologue éminent, fin et expérimenté, ayant noué des contacts aux plus hauts niveaux, observateur attentif et bien informé, esprit souple et éclairé, pouvait démêler l'écheveau des intrigues et des guerres qui sont en train de modifier la géographie politique du Moyen-Orient. »
C'est en ces termes que le président de la Société des membres de la Légion d'honneur-Liban, Michel el-Khoury, a présenté un de ses membres, l'ancien ministre Ghassan Salamé au cours du déjeuner qui a été donné en son honneur hier au restaurant Le Maillon à Achrafieh, en présence du ministre de l'Information, Ramzi Jreige, représentant le chef du gouvernement, Tammam Salam, des ministres Nabil de Freige, des députés Marwan Hamadé (membre de la société) et Abdellatif Zein, du président honoraire de la société, Michel Eddé, du doyen du corps diplomatique, le nonce apostolique Gabriele Caccia, des ambassadeurs de France, Emmanuel Bonne, de Suisse, François Barras, d'Algérie, Ahmad Bouziane, de Jordanie, Nabil Msarwa, d'Irak, Ali Abbas Amri et du chargé d'affaires palestinien, Maher Mchayel, des anciens ministres Tarek Mitri, Nayla Moawad, Mohammad Youssef Beydoun, Assaad Rizk, Maurice Sehanoui, Ziyad Baroud et de plusieurs autres personnalités.
Après le mot d'introduction de Rafic Chélala, secrétaire général de la société, qui a mis l'accent sur la tragédie que le Liban et la France ont vécue presque simultanément à cause des attentats-suicide de la semaine dernière dans la banlieue beyrouthine et à Paris, une minute de silence a été observée par les personnes présentes. Mgr Caccia a ensuite prié à la mémoire des victimes des attentats dans les deux pays et M. Chélala a demandé à l'ambassadeur de France de transmettre au président et au peuple français les condoléances de la Société des membres de la Légion d'honneur-Liban.
M. Khoury a ensuite dressé le portrait de l'invité d'honneur, Ghassan Salamé, « qui fait partie de ces Libanais qui se sont illustrés, dans leur pays et sur la scène internationale, dans les multiples domaines de l'enseignement supérieur, de l'écrit, de la culture, de la diplomatie et de la politique ». « Il a rappelé tout son parcours professionnel et politique, avant de s'arrêter à l'étape la plus douloureuse, la plus cruelle dans sa carrière », à savoir l'attentat au camion piégé en août 2003 contre les bureaux de l'Onu à Bagdad où il venait d'être nommé, en tant que conseiller politique de Sergio Vieira de Mello, représentant spécial en Irak du secrétaire général de l'Onu, Kofi Annan : « Sergio Vieira de Mello et 22 de ses collaborateurs sont tués. Ghassan Salamé échappe à la mort par miracle. Il se trouvait dans une pièce à l'arrière du bâtiment. (...) L'éminent politologue que nous accueillons aujourd'hui est un miraculé. »
Liban
L’ancien ministre de la Culture, un miraculé
OLJ / le 20 novembre 2015 à 00h00


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