Dans un communiqué qu'elle a fait paraître hier, l'armée a reproduit les aveux de Mohammad Ibrahim Hojeiri, surnommé « Kahroub », accusé d'être l'auteur de l'attentat début novembre contre une délégation d'ulémas sunnites syriens et d'une attaque contre une unité de la troupe à Ersal.
Après avoir cité les affiliations de Hojeiri à des brigades terroristes, dont une qui était composée de Libanais et de Syriens, l'armée précise que ce dernier avait, avec la complicité d'Abou Ali el-Yabroudi, rassemblé des informations sur le timing et le lieu de la réunion du Conseil des ulémas du Qalamoun à Ersal. Ils avaient par la suite chargé un Syrien, Abou Firas, de piéger une moto et de la garer près du lieu de réunion du Conseil, le 5 novembre. L'attentat avait fait cinq morts et six blessés. Le lendemain, les trois hommes ont pris pour cible un véhicule de l'armée libanaise qui se dirigeait vers le lieu de l'explosion. Cinq soldats avaient été légèrement blessés.
Le détenu a également reconnu que le groupe d'Abou Ali el-Yabroudi a piégé cinq voitures dans le but de les faire exploser près de positions de l'armée et faciliter l'entrée, à Tripoli, depuis la Syrie, d'éléments armés. Les membres du groupe ont piégé aussi dix motos dans le but de perpétrer des assassinats à Ersal.
Hojeiri a aussi fondé à Ersal un groupe qui travaille au profit du groupe État islamique. Son rôle était de surveiller les personnes qui travaillent au sein des appareils sécuritaires libanais.
Des perquisitions en série
Sur un autre plan, après le démantèlement du réseau de terroristes responsables du double attentat de Bourj el-Brajneh, l'armée a effectué une série de perquisitions dans plusieurs régions libanaises, à la recherche d'éléments soupçonnés de liens avec l'État islamique.
Un groupe de Syriens a ainsi été interpellé à Bqayaa, dans la région frontalière de Wadi Khaled, au Liban-Nord, où un homme, dont l'identité n'a pas été révélée, a été trouvé en possession d'armes, d'une longue vue et d'uniformes militaires de camouflage. Un Libanais chez qui des armes et des munitions ont été également trouvées a été arrêté, dans le cadre de la même opération.
Parallèlement, des perquisitions ont été effectuées dans le quartier de Kobbé à Tripoli où l'armée n'a pas cependant fait état d'arrestations.


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