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Nos lecteurs ont la parole - Noura Metri

Attentats, colère, incompréhension, où va-t-on ?

Le jeudi 12 novembre, Beyrouth bouillonne avec un double attentat faisant plus d'une quarantaine de morts et plus d'une centaine de blessés. De suite, on commence à appeler les amis et les connaissances pour s'assurer que tout le monde est sain et sauf. L'incompréhension nous envahit ainsi que le chagrin causé par ce massacre et ses pauvres victimes. Mais nous entendons toujours les Libanais dire : « T3awadna, hayda lebnen. » Non, je suis désolée, personne ne peut s'habituer à des tueries pareilles, personne ne peut facilement encaisser une perte d'un être cher, personne ne peut s'habituer à une telle situation chaotique sans queue ni tête. Mon cher pays est, une fois de plus, ensanglanté, attristé et blessé.
Mais j'étais vraiment loin d'imaginer ce qui allait suivre le lendemain : le fameux vendredi 13 novembre. En pleine soirée parisienne, les rues sont comme une fourmilière, les restaurants commencent à se remplir et les terrasses de café à faire le plein. Mais certains ont décidé de redessiner cette belle soirée et la transformer en « la nuit la plus sanglante de l'histoire parisienne ». C'était vraiment comme dans un film apocalyptique : des morts partout, des blessés qui courent, des passants qui essayent de donner un coup de main, sans oublier les cris doublés par les sirènes du Samu et de la police, les pleurs et les douilles éparpillées dans tous les coins. Qu'est-ce qui se passe ? Il a fallu du temps pour que les Français réalisent l'immensité des massacres et l'atrocité des événements. Puis il a fallu une nuit pour que le monde réalise l'ampleur des dégâts parisiens.
Deux nuits de suite, mes deux chers pays sont touchés, l'un après l'autre. Deux nuits de folie, d'incompréhension, de colère et de tristesse. Comment peut-on effecteur de tels actes ? Comment peut-on tuer sans pitié tout en croyant à une victoire ? Une victoire contre qui ? Ces pauvres innocents ne demandaient rien, ils sortaient pour décompresser ou pour faire quelques courses. Combien de familles, qu'elles soient libanaises ou françaises, sont maintenant endeuillées ? Où est passé le respect de l'autre et de ses convictions ? Où est la paix ?
Elle fait ses valises et quitte notre monde, un monde où la différence effraye. Combien de temps devrons-nous encore subir ces atrocités et ces personnes qui ne connaissent ni morale, ni religion, ni culture, ni même respect pour la vie humaine.
On en a marre, on n'en peut plus de se réveiller ou de se coucher sur des nouvelles abominables. Il faut vraiment que la paix revienne, il faut remonter la pente petit à petit. Les blessures vont mettre du temps à cicatriser. Sans que personne ne sache comment cette cicatrisation va se faire. Hommage aux victimes innocentes, hommage aux parents endeuillés...

Le jeudi 12 novembre, Beyrouth bouillonne avec un double attentat faisant plus d'une quarantaine de morts et plus d'une centaine de blessés. De suite, on commence à appeler les amis et les connaissances pour s'assurer que tout le monde est sain et sauf. L'incompréhension nous envahit ainsi que le chagrin causé par ce massacre et ses pauvres victimes. Mais nous entendons toujours les Libanais dire : « T3awadna, hayda lebnen. » Non, je suis désolée, personne ne peut s'habituer à des tueries pareilles, personne ne peut facilement encaisser une perte d'un être cher, personne ne peut s'habituer à une telle situation chaotique sans queue ni tête. Mon cher pays est, une fois de plus, ensanglanté, attristé et blessé.Mais j'étais vraiment loin d'imaginer ce qui allait suivre le lendemain : le fameux vendredi 13 novembre. En...
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