Bataille autour du drapeau
Le 11 novembre, le drapeau libanais peint par l'Iranien Fereydoon Omidi (huile sur toile), estimé à 15 000 dollars, a grimpé à 51 500 dollars à la faveur d'une bataille de surenchères entre Marwan Marchi et Tony Nasralla. Ce dernier l'a remporté. La somme récoltée servira à fournir des kits médicaux de secours aux soldats de l'armée libanaise. La bague Facet Ring, faisant partie de la nouvelle collection des bijoux Tabbah, a également affolé les enchères, dépassant largement son estimation (9 500 dollars) : elle a atteint 35 000 dollars, pour finir à l'annulaire de Rose Choueiry. Au cours de la même vente menée avec panache par Marianna Wehbé, la montre personnelle de George Clooney, une Oméga Caliber 1863 adjugée 27 000 dollars, a été gagnée par Adèle Hanna. Mme Hanna avait décroché précédemment une montre ayant appartenu au grand journaliste et homme politique Ghassan Tuéni ! Hind Sehnaoui n'était pas en reste : elle a acquis pour 27 000 dollars un manteau renard et vison couleur cobalt signé Élie Saab.
Ce soir-là, le Ball Room de l'hôtel Phoenicia était plein à craquer : 700 personnes du monde politique, économique et médiatique avaient répondu présent au dîner de gala de l'association Roads for Life (The Talal Kassem Fund for Post-Accident Care), fondée par Zeina Kassem (craquante dans une robe Rabih Kayrouz). Parmi l'assistance, le ministre de l'Éducation, Élias Bou Saab, Lama Salam, les anciens ministres Marwan Hamadé (et Vanda), Adnane Kassar (et Raêda), Maurice Sehnaoui, Nayla Moawad, Ziyad Baroud (et Linda), Walid Daouk (et Rola) ainsi qu'un nombre d'ambassadeurs. Présents également, Élie Saab, Joanna Debbas, Joseph Jabra, May Chidiac, Joumana Atallah, Lara Hanna, Twiggy Tayah, Rima Jaroudi, Lana Solh, Rajaa Bassima et Tania Kassis. Les fonds récoltés lors de cette soirée serviront à financer la formation aux programmes de secours des traumatisés graves, des urgentistes et infirmiers(ères) des hôpitaux à travers le Liban, ainsi que les secouristes de la Croix-Rouge libanaise. Car pour Zeina Kassem, « chaque victime sauvée grâce à ce programme... redonne vie à Talal », son fils décédé il y a cinq ans à la suite d'un tragique accident de la route.
Les années folles !
Le jeudi 12 au soir, sous le choc de l'attentat de Bourj el-Brajneh, le conseil d'administration de Skoun, ONG pionnière dans le traitement de la toxicomanie, se réunit et décide d'une seule voix d'annuler sa soirée de collecte de fonds, prévue le samedi 14. Mais le lendemain, les décideurs prennent conscience que, pour répondre aux besoins de 475 patients, la caisse de l'association a besoin d'être renflouée ; il faut donc aller de l'avant et maintenir la soirée. Samedi matin, suite aux événements survenus à Paris, les coups de fil des « supporters » pleuvent : les uns pour décommander, les autres pour dire ne pas avoir « la tête à m'attifer » ni « le cœur à m'amuser ». D'autres promettent de passer vers 19h30 voir le Cabinet de curiosités monté par Hoda Baroudi et Maria Ousseimi, au profit de Skoun, mais ne resteront pas à dîner. La soirée semblait d'avance vouée à l'échec.
C'était sans compter sur la combativité des Libanais. Daech ne les mettra pas à genoux, ne leur fera pas plier l'échine. Jamais. À 21 heures, une longue file de voitures s'est formée devant l'ancienne usine Abroyan, à Bourj Hammoud, où Alain Hadifé (alias Caractère) n'a pas lésiné sur les détails pour transformer la bâtisse en boîte de nuit, avec de sublimes décors inspirés du Harlem Cotton Club des années 20, dites Années folles. Les 900 invités sont fascinés... Et tout autant fascinants. Les hommes ont enfilé leur smoking. Les dames, comme tout droit sorties de Great Gatsby ou de Midnight in Paris, défilent clope au bec, robe dos nu et taille basse à danser, chapeau cloche, voilette, perles, plumes et gants. Elles sont magnifiques. Elles reflètent à elles seules l'esprit d'un peuple qui veut vivre. Qui veut gagner le paradis, sans tuer, sans massacrer... Leur présence ce soir-là est un véritable acte de résistance contre la barbarie. Mais aussi, et surtout, un témoignage de solidarité pour Skoun et pour toute mission philanthropique de la société civile.
Élie et Claudine Saab, Maha Makari, Andrée Tayar, India Abdini, Andrée Riachi, Rafi et Joumana Debbané, Michel et Marielle Moawad, Élie Baroudi, Misou et Khalil Kharrat, Diala Choucair, Dania Kassar, Maher et Dania Mikati, Anthony et Raya Nahas, Talal et Maha Chaer, Frank Luca, Nabil Garzouzi, Ramzi Haddad, Chérine Maktabi, Nagib et Antonia Tabbah, Fady et Joumana Yarak, Lina Chamaa, Naji et Lina Morkos, Dana el-Khazen, Rola Ataya, Adèle Khatib. Tous sont là. De même que Gilles Khoury, Tamara Ariss, Habib Chidiac, Sévine Samadi, Nathalie Husni, Karim Ghandour, Makram Bitar, Ralph et Mira Massoud, Tessa Sakhi, Jimmy Francis, Najat Assi, Delphine Eddé et Hervé Cuviliez.
Jeunes et moins jeunes se sont ainsi unis pour réaliser une soirée jubilatoire et répandre leurs confettis de rires autour du Whisky Bar, du buffet généreusement préparé par Faqra Catering et sur une piste diablement rythmée par Chabz et Caline Chidiac... Les cofondatrices de Skoun, Sarah Trad et Nadya Mikdashi, entourées de May Daouk, Rolla Abou Khadra, Ahmad et Cherine Tayeb, Joe et Hala Saddi, ressentent un immense bonheur et... un grand soulagement. Mission accomplie !
Le Cabinet de curiosités qui renferme bijoux, meubles et objets design, sélectionnés par Hoda Baroudi et Maria Ousseimi, restera ouvert toute cette semaine. Pour plus d'informations, il suffit de contacter tatyana@skoun.org ou vous reporter au compte Instagram: Skoun-beirut.
Nuit sonore
La musique des films a donné le ton à « La Nuit des Mabrouks ». Organisé par la Fondation Liban Cinéma que préside Maya de Freige, l'événement s'est tenu au O1NE, le 11 novembre, offrant un pot-pourri de plusieurs styles au service du cinéma. Khaled Mouzannar, en voyage, a manqué tout le show de son Quintette qui a interprété les morceaux de l'album Caramel, avant que la grande figure de la scène musicale underground Zeid Hamdan et son band n'arrosent le public d'un cocktail de musique pop-arabe-électro... Temps fort, également, avec Toufic Farroukh et son groupe spécialement venus de France pour jouer en prime des extraits de morceaux composés pour Un homme d'honneur, Bonne à vendre, Falafel et Terra incognita.
La soirée a été ponctuée d'un documentaire de sept minutes intitulé Dessine-moi une musique, réalisé par Lara Saba, en hommage à tous les compositeurs de musique de films. De même, des prix ont été remis aux compositeurs Charbel Habr et Scrambled Eggs pour la musique du film Je veux voir de Joana Hadjithomas et Khalil Joreige. À Nadim Mishlawi pour Ghadi d'Amin Dora. À Khaled Mouzannar pour Caramel de Nadine Labaki. Et à Cynthia Zaven, pour The Last Man de Ghassan Salhab. Des films sortis en salle entre 2003 et 2015.
Musique et cinéma, l'accord parfait de cette soirée partagée avec les ministres Nabil de Freige, Ramzi Jreige, Walid Daouk, la députée Gilberte Zouein, les ambassadeurs de France, Emmanuel Bonne, et de Belgique, Alex Lenaerts, Vivianne Debbas, Pamela Nabhan, Mounir et Rolla Doueidy, Pierre Doumet, Farid et Beya Abdelnour, Andrée Haddad et beaucoup d'autres encore...
Le 11 novembre, le drapeau libanais peint par l'Iranien Fereydoon Omidi (huile sur toile), estimé à 15 000 dollars, a grimpé à 51 500 dollars à la faveur d'une bataille de surenchères entre Marwan Marchi et Tony Nasralla. Ce dernier l'a remporté. La somme récoltée servira à fournir des kits médicaux de secours aux soldats de l'armée libanaise. La bague Facet Ring, faisant partie de la nouvelle collection des bijoux Tabbah, a également affolé les enchères, dépassant largement son estimation (9 500 dollars) : elle a atteint 35 000 dollars, pour finir à l'annulaire de Rose Choueiry. Au cours de la même vente menée avec panache par Marianna Wehbé, la montre personnelle de George Clooney, une Oméga Caliber 1863 adjugée 27 000 dollars, a été gagnée par Adèle Hanna. Mme Hanna avait...


Quid aussi de l'autre, L'Khééézine, le plus "intellectuel" des trois !
17 h 46, le 18 novembre 2015