Rechercher
Rechercher

Culture - Théâtre

« Ça vous chatouille ou ça vous grattouille ? »

Sous la direction d'Éric Métayer, Andréa Bescond exécute la danse de la colère. Un « seul en scène » qui taquine et démange à la fois...

Andréa Bescond : « Souvent, lorsque les paroles sont impuissantes, le corps prend le relais. »

Les Chatouilles ou la danse de la colère est en apparence un «seul en scène ». Mais cette performance réalisée par Éric Métayer, à quatre mains, fait intervenir non seulement passé et présent (petite Odette a des réminiscences de son viol alors qu'elle était enfant), mais plus de quinze personnages interprétés habilement et avec ingéniosité par une comédienne habitée. Andréa Bescond parle de cette rencontre avec son compagnon de vie, dont les efforts ont été d'abord salués par le Festival d'Avignon avant que le travail ne soit ramené au Liban grâce à l'initiative de Persona Productions.

« Les Chatouilles de la colère », un titre qui grattouille et grince plus qu'il ne câline. Mieux vaut en rire qu'en pleurer ?
En effet. Il n'était pas aisé d'aborder le sujet de la pédophilie et du silence dans lequel vit un grand nombre d'enfants de partout dans le monde, suite à un acte de viol, sans sombrer dans le pathos et la dramaturgie. Avec Éric, comédien venu du monde comique, nous avons essayé d'ajouter des situations cocasses et de portraiturer des personnages hauts en colère afin de rendre le texte plus léger, tout en restant grave. Un texte sur le fil. C'est pourquoi le seul en scène est « dansé ». Souvent, lorsque les paroles sont impuissantes, le corps prend le relais.

Vous écrivez et Éric Métayer met en scène.
Comment se fait ce travail à quatre mains ?
C'est la première fois que je signe l'écriture d'une pièce. C'est pourquoi j'avais besoin du regard et de la supervision d'Éric. Vu que le sujet est dur, il fallait beaucoup corriger, étioler, élaguer et renforcer le texte. Je lui présentais donc une scène qu'il déstructurait et refaçonnait à sa manière. Je l'écrivais à nouveau et ainsi de suite. Avant d'aller à Avignon, il était important pour nous de la valider devant un petit public qui avait son droit de regard correcteur. Pour nous, travailler à deux est une question de confiance. Nous nous épaulons beaucoup tout en défendant, chacun, son texte ou sa vision des choses.

C'est donc votre première histoire signée par vous deux et vous êtes déjà sur l'écriture d'une autre pièce. Mais retour en arrière : comment vous vous êtes rencontrés ?
Je suis danseuse de formation. Il y a quelques années, j'ai reçu la proposition de la pièce musicale Rabbi Jacob. J'ai préféré choisir un autre projet. Par la suite, ce projet est tombé à l'eau. J'ai donc accepté de nouveau cette proposition. Éric Métayer interprétait Victor Pivert (le rôle de Louis de Funès). Et l'aventure à deux a commencé...

*Ce soir, vendredi 13, ainsi que les 14, 15, 16 novembre à la salle Montaigne de l'Institut français du Liban, rue de Damas. Billets en vente à la librairie Antoine au tél.: 01/218078 et online sur antoineticketing.

Les Chatouilles ou la danse de la colère est en apparence un «seul en scène ». Mais cette performance réalisée par Éric Métayer, à quatre mains, fait intervenir non seulement passé et présent (petite Odette a des réminiscences de son viol alors qu'elle était enfant), mais plus de quinze personnages interprétés habilement et avec ingéniosité par une comédienne habitée. Andréa Bescond parle de cette rencontre avec son compagnon de vie, dont les efforts ont été d'abord salués par le Festival d'Avignon avant que le travail ne soit ramené au Liban grâce à l'initiative de Persona Productions.
« Les Chatouilles de la colère », un titre qui grattouille et grince plus qu'il ne câline. Mieux vaut en rire qu'en pleurer ?En effet. Il n'était pas aisé d'aborder le sujet de la pédophilie et du silence dans lequel...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut