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Moyen Orient et Monde - Conflit

Les États-Unis pourraient « absolument » déployer plus de troupes en Syrie

Au moins dix civils ont été tués hier dans des raids aériens du régime contre une localité tenue par l'EI dans la province d'Alep.

Un homme marchant dans un cratère provoqué, d’après lui, par des barils explosifs lancés par le régime syrien. Reuters/Alaa al-Faqir

Les États-Unis pourront déployer plus de troupes en Syrie pour combattre le groupe État islamique (EI), si Washington peut trouver davantage de forces locales désireuses et capables de lutter contre les jihadistes, a déclaré le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter.
Interrogé dans une interview à la chaîne de télévision américaine ABC, diffusée hier, sur le fait de savoir si dans ce cas les États-Unis enverraient plus de troupes, il a répondu : « Absolument. Le président a indiqué une volonté de faire plus et je suis certainement prêt à lui recommander de faire davantage, mais il nous faut des forces locales capables de faire face au groupe État islamique, ce qui est la clé d'une victoire durable », a-t-il insisté.
Le 30 octobre, le président Barack Obama a autorisé l'envoi d'un petit contingent de forces spéciales dans le nord de la Syrie pour participer sur le terrain à l'effort de guerre contre les jihadistes ultraradicaux de l'EI. Le ministre de la Défense a aussi expliqué que le petit nombre de forces américaines déployé par M. Obama en Syrie « n'était pas un problème ».
En attendant, les opérations aériennes de la coalition internationale sous conduite américaine contre l'EI, en Syrie, se sont intensifiées ces derniers jours, après avoir marqué une pause à la fin octobre. Les forces de la coalition ont mené 56 frappes contre l'EI en Syrie en huit jours, du 30 octobre au 6 novembre, alors que, durant les huit jours précédents, trois seulement avaient été lancées, selon les chiffres communiqués par l'armée américaine. Les dernières frappes se sont concentrées sur les agglomérations de Mar'a, d'al-Haoul, de Hassaké et de Deir ez-Zor.
Le chef d'état-major de l'armée britannique, le général Nicholas Houghton, a estimé, de son côté, que le Royaume-Uni « laisse tomber ses alliés » en n'intervenant pas militairement en Syrie pour lutter contre l'EI. Le général Houghton a jugé qu'il « n'y avait aucun sens » à ce que les bombardements effectués par l'armée britannique en Irak contre l'EI doivent s'arrêter à la frontière avec la Syrie. « C'est comme se voir demander de gagner un match de football mais ne pas être autorisé à aller dans le camp adverse », a-t-il dit.

37 chrétiens relâchés
Parallèlement, au moins dix civils ont été tués hier dans des raids aériens du régime syrien contre une localité tenue par l'EI dans la province d'Alep, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH). Une femme et un enfant figurent parmi les personnes tuées à al-Bab, tenue par l'EI depuis début 2014, selon l'OSDH.
À Alep, au moins quatre personnes, dont un enfant, ont été tuées dans des tirs de rebelles sur la région contrôlée par le régime de la ville. D'autre part, au sud de la ville d'Alep, les troupes du régime, appuyées par des frappes russes, se sont emparées de trois villages qui étaient aux mains de rebelles, selon Sana. L'OSDH a confirmé une avancée des forces du régime dans la région.
Dans la province d'Idleb, neuf personnes dont un enfant ont été tuées par des raids aériens sur des secteurs de la localité de Maaret el-Noomane, a rapporté l'OSDH, faisant état également de la mort de deux femmes dans des frappes sur Saraqeb. Ces raids sur la province d'Idleb ont vraisemblablement été menés par des avions russes, selon la même source.
De son côté, l'EI a relâché 37 chrétiens assyriens âgés qui faisaient partie d'un groupe d'environ 200 personnes qui avaient été enlevées par les djihadistes en février dans le nord-est de la Syrie, rapportaient samedi deux ONG. Selon l'OSDH, la libération est intervenue après une médiation de chefs de tribus arabes.
Sur le plan diplomatique, l'Iran participera aux prochaines discussions sur la Syrie, a déclaré hier un proche conseiller de l'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique. Téhéran avait menacé cette semaine de se retirer du processus de dialogue enclenché à Vienne le 30 octobre dernier, critiquant le « rôle négatif » joué par l'Arabie saoudite. « L'Iran sera activement présent aux discussions (sur la Syrie), tout en annonçant ses conditions et en préservant ses lignes rouges », a déclaré Ali Akbar Velayati, conseiller de l'ayatollah Khamenei pour la politique étrangère. « Nous soutiendrons notre allié, la Syrie, non seulement dans le domaine de la défense, mais aussi dans l'arène politique », a-t-il dit, cité par l'agence de presse Tasnim.
(Sources : agences)

Les États-Unis pourront déployer plus de troupes en Syrie pour combattre le groupe État islamique (EI), si Washington peut trouver davantage de forces locales désireuses et capables de lutter contre les jihadistes, a déclaré le secrétaire américain à la Défense, Ashton Carter.Interrogé dans une interview à la chaîne de télévision américaine ABC, diffusée hier, sur le fait de...
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