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Économie - Automobile

Le bras de fer Macron-Ghosn sur l’évolution de l’alliance Renault-Nissan se poursuit

Renault a convoqué une réunion d'urgence de son conseil d'administration pour discuter de l'évolution future de son alliance avec Nissan, objet d'un bras de fer avec l'État français, a-t-on appris hier de sources proches du gouvernement et de l'alliance Renault-Nissan. Le conseil se réunira d'ici à quelques jours, ont ajouté les sources, alors que le conflit qui oppose le PDG Carlos Ghosn et le ministre français de l'Économie, Emmanuel Macron, s'est récemment durci, depuis la montée de l'État au capital de Renault en avril pour s'assurer les droits de vote doubles prévus par la loi Florange.
Des sources gouvernementales et proches des deux groupes ont indiqué la semaine dernière à Reuters que Nissan avait proposé de modifier les termes de son alliance en montant au capital de son partenaire français et en mettant ainsi fin à sa prépondérance héritée du montage de 2002. Selon les sources, le groupe japonais jugeait nécessaire que son conseil d'administration adresse une demande en ce sens au conseil de Renault.
Le bras de fer avec l'État, principal actionnaire du groupe français, a conduit Emmanuel Macron à lancer une mise en garde à Carlos Ghosn, en déclarant au quotidien Les Échos de vendredi que celui-ci était « PDG, pas actionnaire ». Mais le ministre de l'Économie s'est également dit « prêt à avoir une discussion ouverte sur l'alliance » et favorable à une intégration plus forte.
Le Journal du Dimanche a rapporté dans la foulée que Bercy pourrait valider une fusion totale donnant naissance à une entité qui pourrait être basée aux Pays-Bas, à condition que l'État français reste un actionnaire clef et que la France conserve des centres de recherche et d'innovation. Hier, Emmanuel Macron a réfuté à nouveau toute déstabilisation de l'alliance par l'État et répété qu'il n'entendait pas être un actionnaire « au rabais ».
(Source : Reuters)

Renault a convoqué une réunion d'urgence de son conseil d'administration pour discuter de l'évolution future de son alliance avec Nissan, objet d'un bras de fer avec l'État français, a-t-on appris hier de sources proches du gouvernement et de l'alliance Renault-Nissan. Le conseil se réunira d'ici à quelques jours, ont ajouté les sources, alors que le conflit qui oppose le PDG Carlos Ghosn et le ministre français de l'Économie, Emmanuel Macron, s'est récemment durci, depuis la montée de l'État au capital de Renault en avril pour s'assurer les droits de vote doubles prévus par la loi Florange.Des sources gouvernementales et proches des deux groupes ont indiqué la semaine dernière à Reuters que Nissan avait proposé de modifier les termes de son alliance en montant au capital de son partenaire français et en mettant ainsi...
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