Le député Nadim Gemayel a critiqué hier la présence du chef de la diplomatie, Gebran Bassil, à Vienne, pour la réunion sur la Syrie, dans la mesure où le Hezbollah participe aux batailles en Syrie. « C'est comme s'il représentait le Hezbollah, et non l'État libanais, à la réunion », a déploré M. Gemayel.
Le chef du bloc parlementaire du Hezbollah, le député Mohammad Raad, avait d'ailleurs affirmé hier à Nabatiyeh que « c'est la résistance de l'axe iranien qui avait poussé le monde à s'asseoir autour d'une table pour trouver une solution en Syrie ».
Plus direct encore, le président du conseil politique du parti chiite, Ibrahim Amine el-Sayyed, a souligné samedi dans le Hermel que « ce sont les batailles menées par la résistance contre les takfiristes dans l'Anti-Liban et en Syrie qui avaient poussé les Américains et les autres à inviter le Liban aux négociations sur la Syrie à Vienne, et non la politique de distanciation ».
Nadim Gemayel, qui s'exprimait à Radio Orient, a critiqué la position des États-Unis sur la crise syrienne, estimant que Washington « est dans le coma » à ce niveau. Il a appelé au règlement du problème des armes illégales au Liban pour que le pays puisse recouvrer son rôle régional dans l'application du modèle démocratique.
Au plan intérieur, Nadim Gemayel a également critiqué le gouvernement, qui est celui du « blocage de la présidentielle ». « J'ai vite senti que ce cabinet, celui des contradictions, ne servirait à rien et aggraverait la situation sans nous mener à l'élection. C'est pourquoi j'avais refusé de participer au vote de confiance », a-t-il indiqué.
Et M. Gemayel d'ajouter : « Il s'agit d'un cabinet de blocage. Le Hezbollah et le Courant patriotique libre paralysent le gouvernement, et le Hezbollah tente de le contrôler. Comment s'entendre sur une loi électorale à la Chambre alors qu'il est impossible d'élire un président ? Comment, pour Michel Aoun, l'élection d'un chef d'État par cette Chambre est anticonstitutionnelle, alors qu'un accord sur une nouvelle loi électorale le serait ? C'est de la schizophrénie politique », a souligné Nadim Gemayel.
« Sous le slogan de la préservation des droits des chrétiens à travers la promotion de la proposition de loi orthodoxe et du droit des chrétiens à nommer le commandant en chef de l'armée, Michel Aoun a bloqué le pays, paralysé la présidentielle et détruit les institutions du pays. Le temple est en train de s'effondrer, et lui et ses alliés continuent de poser des conditions rédhibitoires », a poursuivi Nadim Gemayel.
M. Gemayel a enfin critiqué « l'absence totale du 14 Mars de la scène nationale », estimant que « Saad Hariri en assume la responsabilité directe en raison de son absence de la scène locale ». Aussi l'a-t-il invité à « rentrer au plus tôt au Liban pour revitaliser le 14 Mars ».
Liban
N. Gemayel : Bassil représente le Hezbollah à Vienne, pas le Liban
OLJ / le 02 novembre 2015 à 00h00


C'est tout a son honneur quand on sert une cause juste .
10 h 43, le 02 novembre 2015