Asphyxiées par le surendettement du pays, et cinq ans d’austérité, et ébranlées au printemps par une amorce de panique bancaire sur fond de craintes d’une sortie de la monnaie commune, les banques se sont vu promettre une enveloppe de 25 milliards d’euros (27 milliards de dollars). Alkis Konstantinidis/Reuters
La recapitalisation du système bancaire grec, étape essentielle pour la sortie de crise du pays surendetté, entre aujourd'hui dans sa dernière ligne droite, avec l'annonce par le gendarme bancaire européen des fonds nécessaires au renflouement.
L'opération de sauvetage qui sera ainsi enclenchée fait partie intégrante de l'accord du 13 juillet conclu in extremis entre Athènes et ses créanciers, UE et FMI, pour maintenir le pays dans la zone euro et lui redonner l'oxygène financier nécessaire pour émerger.
Asphyxiées par le surendettement du pays, et cinq ans d'austérité, et ébranlées au printemps par une amorce de panique bancaire sur fond de craintes d'une sortie de la monnaie commune, les banques se sont vu promettre une enveloppe de 25 milliards d'euros (27 milliards de dollars), sur le total des 86 milliards (94 milliards) de prêts consentis à Athènes sur trois ans. Dix milliards d'euros (10,9 milliards de dollars) ont déja été mis en août à disposition du Fonds hellénique de stabilité (FHS), qui doivent être complétés par une rallonge de 15 milliards d'euros (16,4 milliards de dollars) à la condition qu'entre temps, le gouvernement ait tenu tous ses engagements de nouvelles mesures de rigueur et réformes.
Ces sommes suffiront-elles? L'autorité européenne de supervision bancaire, basée à Francfort (ouest de l'Allemagne) répondra aujourd'hui en fin matinée, en chiffrant les montants requis pour les quatre banques systémiques, Banque nationale de Grèce, Eurobank, Alpha et Banque du Pirée, à l'issue d'un audit de deux mois. « Il semble que les montants ne seront pas si extrêmes que les avaient estimés les marchés au départ, ce qui va faciliter l'opération », s'est prévalu mercredi dans un entretien à CNN Grèce Aris Xenofos, qui dirige le Fonds hellénique de stabilité financière (FHS), chargé de superviser le renflouement.
Gerry Rice, porte-parole du FMI, avait de son côté appelé jeudi à : « une recapitalisation adéquate du secteur bancaire en Grèce couplée à d'ambitieuses mesures du secteur financier pour renforcer la gouvernance des banques et s'attaquer à la question des créances douteuses », lesquelles « sont cruciales pour rétablir la confiance ».
« Éviter » le bail-in
Les banques hellènes n'ont jusque-là dû leur survie qu'à des aides d'urgence allouées par la Banque centrale européenne (BCE), des crédits ELA, et à la mise en place fin juin d'un contrôle des capitaux toujours en vigueur.
Les médias grecs tablaient ces dernières semaines sur un trou à combler variant de 10 à 25 milliards d'euros (10,9 à 27 milliards de dollars), dans la fourchette prévue par le troisième plan de sauvetage financier du pays. Mais le vice-président de la Commission européenne, Vladis Dombrovskis, a souligné lors d'une visite à Athènes en début de semaine, qu'il n'était pas question de faire un chèque au blanc au pays et à son système bancaire. « La recapitalisation des banques est liée avec le résultat de la première évaluation du programme »...prévue pour novembre, c'est à dire au respect à la lettre par Athènes de la feuille de route de redressement dictée par ses bailleurs de fonds, a-t-il souligné. Et d'ajouter: « Il est important d'achever la recapitalisation des banques d'ici à la fin de cette année pour éviter par exemple leur renflouement par les épargnants » (dit bail-in).
(Source : AFP)


Des "banques?".... Grecques ! Hahahaha !
18 h 02, le 31 octobre 2015