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Moyen Orient et Monde

La Turquie en bref...

La police prend en direct le contrôle de deux chaînes de télé d'opposition

Les forces de l'ordre turques ont pris d'assaut, hier, puis contraint à l'interruption de leur diffusion, deux télévisions proches de l'opposition au président Recep Tayyip Erdogan, aussitôt accusé de vouloir museler ses adversaires à quatre jours des élections législatives. En direct devant les caméras, des policiers en tenue antiémeute ont pris d'assaut à l'aube le siège stambouliote des deux chaînes Bugün TV et Kanaltürk. « Nous allons bientôt fermer, c'est une question de secondes », avait prévenu quelques instants auparavant le rédacteur en chef de Bugün TV, Tarik Toros, qui s'est opposé toute la journée à la prise de contrôle de sa chaîne. Escorté hors de la régie par des policiers, M. Toros s'est vu signifier son licenciement par une note manuscrite, a rapporté la presse turque. La maison mère Koza-Ipek avait fait l'objet lundi d'une mise sous tutelle judiciaire très controversée. Elle est réputée proche de l'imam Fethullah Gülen, devenu « l'ennemi public numéro 1 » du chef de l'État depuis un retentissant scandale de corruption qui a visé son entourage pendant l'hiver 2013.

La justice confirme que l'attentat d'Ankara est bien l'œuvre des jihadistes

La justice turque a confirmé, hier, que l'attentat-suicide qui a fait 102 morts le 10 octobre à Ankara avait été commandité par le groupe État islamique (EI), dans le cadre d'une campagne de « terreur » destinée à faire annuler les élections législatives. Deux semaines et demie après l'attaque la plus meurtrière de l'histoire de la Turquie, le bureau du procureur général d'Ankara chargé de l'enquête a affirmé détenir des « preuves sérieuses » qu'elle avait été réalisée par une cellule jihadiste turque sur ordre direct du quartier général de l'EI en Syrie. « Cette organisation terroriste a mené l'attaque contre le la gare centrale d'Ankara sur l'ordre du groupe terroriste en Syrie et a spécifiquement demandé qu'elle soit réalisée par un kamikaze d'origine turque », a indiqué le parquet dans une déclaration.

Deux garçons de 12 et 13 ans poursuivis pour « insulte » à Erdogan

La justice turque a engagé des poursuites pour « insulte » au président Recep Tayyip Erdogan contre deux garçons de 12 et 13 ans accusés d'avoir déchiré une affiche à l'effigie de l'homme fort du pays, a rapporté, hier, le quotidien Hürriyet. « On voulait arracher des affiches pour revendre le papier. On n'a pas fait attention à celui qui était sur la photo, on ne savait pas qui c'était », s'est défendu devant le magistrat le plus jeune d'entre eux, identifié par les initiales R.Y. Selon leur avocat Ismail Korkmaz, la première audience du procès a été fixée au 8 décembre. « Si le président poursuit deux enfants pour avoir déchiré un poster, c'est très triste pour le droit », a-t-il commenté. Dans son acte d'accusation, le parquet de Diyarbakir a requis contre les deux enfants des peines de quatorze mois à quatre ans et huit mois de prison, a précisé le journal.

La police prend en direct le contrôle de deux chaînes de télé d'opposition
Les forces de l'ordre turques ont pris d'assaut, hier, puis contraint à l'interruption de leur diffusion, deux télévisions proches de l'opposition au président Recep Tayyip Erdogan, aussitôt accusé de vouloir museler ses adversaires à quatre jours des élections législatives. En direct devant les caméras, des policiers en tenue antiémeute ont pris d'assaut à l'aube le siège stambouliote des deux chaînes Bugün TV et Kanaltürk. « Nous allons bientôt fermer, c'est une question de secondes », avait prévenu quelques instants auparavant le rédacteur en chef de Bugün TV, Tarik Toros, qui s'est opposé toute la journée à la prise de contrôle de sa chaîne. Escorté hors de la régie par des policiers, M. Toros s'est vu signifier son...
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