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Sport - Football - Présidence De La Fifa

Platini lâché par l’UEFA

Deux nouveaux poids lourds en lice, Infantino et le cheikh Salman ; huit candidats au total.

Michel Platini lâché par l'UEFA au profit de son bras droit, Gianni Infantino, et un nouveau poids lourd officiellement en course, le cheikh bahreini Salman ben Ibrahim al-Khalifa : à la clôture des candidatures, hier soir à minuit, les cartes étaient complètement rebattues pour l'élection à la tête de la Fifa. Huit candidats sont donc maintenant en lice pour succéder au président démissionnaire Joseph Blatter : le Suisse Infantino, le cheikh bahreini Salman – qui semblent désormais les deux favoris –, le Sud-Africain Tokyo Sexwale, le prince jordanien Ali ben al-Hussein, le Français Jérôme Champagne, le Libérien Musa Bility, le Trinidadien David Nakhid (d'origine libanaise) et Platini, toujours suspendu par la Fifa et désormais complètement isolé.
Avec l'annonce surprise de la candidature d'Infantino, l'Europe a fini par sortir son plan B pour l'élection du 26 février. Et c'est une mauvaise nouvelle pour Platini, le patron de l'UEFA. En actionnant une candidature alternative à celle du Français, l'UEFA a clairement signifié le peu de crédit qu'elle accorde désormais aux chances de l'ex-capitaine de l'équipe de France de mener la bataille jusqu'au bout. Platini pensait avoir un boulevard pour accéder à la fonction suprême, mais sa mise à l'écart à titre conservatoire par la commission d'éthique de la Fifa a rebattu toutes les cartes. Preuve de l'isolement de Platini, les communiqués de soutien du comité exécutif de l'UEFA (le gouvernement du foot européen) et celui publié sous son nom propre par le secrétaire général Gianni Infantino ne mentionnent même pas le nom du Français.
« Je confirme que, suite à la décision du comité exécutif de l'UEFA, j'ai soumis aujourd'hui ma candidature à la présidence de la Fifa, en y joignant les déclarations de soutien requises », a écrit le secrétaire général de l'UEFA, précisant qu'il « développer(a) » ses « idées en temps utile dans un programme de campagne ». « Ce programme sera axé sur la nécessité d'une réforme et d'une Fifa qui serve véritablement les intérêts des 209 associations nationales membres », a-t-il également ajouté.
Dans l'entourage de Platini, la pilule a du mal à passer et on se dit « surpris » que l'UEFA ait ignoré le nom de son président dans son communiqué. « Michel Platini avait nommé comme bras droit à l'UEFA un manager, il se trouve que ce manager fait beaucoup de politique », a affirmé une source anonyme. Selon le camp Platini, Infantino a assuré « oralement » devant le comité exécutif de l'UEFA qu'il se retirerait si Platini était finalement blanchi. Mais le clan du Français se montre très sceptique : « La vérité d'aujourd'hui en politique n'est pas celle du lendemain. »
De toutes façons, Platini a vu ses plans voler totalement en éclats, hier également, avec l'entrée en lice d'un véritable poids lourd, le cheikh Salman ben Ibrahim al-Khalifa, membre de la famille royale de Bahreïn et tout-puissant patron de la Confédération asiatique (AFC), qui s'était initialement rangé derrière lui. Et pour ne rien arranger à ses malheurs, l'un de ses deux appels contre sa suspension, celui en référé sur la forme – pas le plus important donc – a été rejeté, ont indiqué hier ses avocats. La commission des recours de la Fifa doit encore statuer sur cette question sur le fond.

(Source : AFP)

Mondial 2006 : Beckenbauer admet « une erreur »

L'ancien président du comité d'organisation du Mondial 2006, Franz Beckenbauer, a admis hier « une erreur » dans le scandale présumé autour de l'attribution de l'événement à l'Allemagne, mais assuré qu'il n'y avait « pas eu de voix achetées » au sein de la Fifa. « Pour obtenir une subvention de la Fifa, nous avons accepté une proposition émanant de la commission des Finances, que les parties impliquées auraient dû rétrospectivement rejeter. Je porte la responsabilité de cette erreur en tant que président du comité d'organisation à l'époque », a dit le « Kaiser ». Beckenbauer, en première ligne dans cette affaire, a également expliqué avoir été entendu par la commission d'enquête externe de la Fédération allemande, hier à Munich.

Michel Platini lâché par l'UEFA au profit de son bras droit, Gianni Infantino, et un nouveau poids lourd officiellement en course, le cheikh bahreini Salman ben Ibrahim al-Khalifa : à la clôture des candidatures, hier soir à minuit, les cartes étaient complètement rebattues pour l'élection à la tête de la Fifa. Huit candidats sont donc maintenant en lice pour succéder au président démissionnaire Joseph Blatter : le Suisse Infantino, le cheikh bahreini Salman – qui semblent désormais les deux favoris –, le Sud-Africain Tokyo Sexwale, le prince jordanien Ali ben al-Hussein, le Français Jérôme Champagne, le Libérien Musa Bility, le Trinidadien David Nakhid (d'origine libanaise) et Platini, toujours suspendu par la Fifa et désormais complètement isolé.Avec l'annonce surprise de la candidature d'Infantino, l'Europe...
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