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Un émir saoudien arrêté à Beyrouth dans une affaire de trafic de drogue

La police de l'aéroport Rafic Hariri a saisi deux tonnes de Captagon, d'une valeur de 280 millions de dollars. Cette saisie de stupéfiants est l'une des plus importantes de l'histoire de l'aéroport de Beyrouth.

Les caisses de Captagon saisies à l’aéroport de Beyrouth et portant l’emblème de l’Arabie saoudite Photo Lebanon Debate

Deux tonnes de Captagon ont été saisies, hier, à l'aéroport de Beyrouth. La cargaison, rangée dans quarante caisses, devait être acheminée vers l'Arabie saoudite, précisément à l'émirat de Haël, à bord d'un avion privé. La police de l'aéroport a arrêté cinq Saoudiens, dont un émir de la famille régnante, dans l'affaire. Cette opération est l'une des plus grosses affaires de trafic de drogue entreprise dans l'histoire de l'aéroport de Beyrouth.

Interrogé au sujet de ce dossier, le ministre de l'Intérieur Nouhad Machnouk a souligné, dans un entretien avec la presse, qu'il « ne dispose d'aucune information concernant ce dossier qui est entre les mains de la justice ». « Il vaut mieux avoir des informations si on veut aborder ce sujet, a-t-il déclaré. Le Captagon a été découvert quand les caisses sont passées à travers le scanner des douaniers. »
Interrogé sur le sort d'un individu qui aurait quitté le Liban dimanche dernier et qui serait impliqué avec ces cinq Saoudiens dans l'affaire, il a affirmé qu'il « ne dispose d'aucune information à ce sujet », niant « l'existence de pression visant à camoufler le dossier ».
À la question de savoir s'il y aura une coopération avec les autorités saoudiennes sur ce plan, il a noté que « ceci se fait par le biais de la justice libanaise et non par le biais du ministère de l'Intérieur ».
Sur son compte Twitter, M. Machnouk a également indiqué que contrairement aux rumeurs véhiculées par la presse selon lesquelles les autorités libanaises subiraient des pressions pour relâcher l'émir, il « n'a reçu aucun coup de fil et n'a entrepris aucun contact à ce sujet ».

De son côté, le secrétaire général du Mouvement du 14 Mars, Farès Souhaid, a rendu hommage aux forces de sécurité qui ont arrêté l'émir saoudien, les appelant à faire la lumière sur la façon avec laquelle cet émir a obtenu la drogue.

Le site d'informations Lebanon Debate a publié des photos de la cargaison de Captagon ainsi que la copie du passeport diplomatique de l'émir arrêté. « Il s'agit de l'émir Abdel Mohsen ben Walid ben Abdelaziz al-Saoud, né le 18 juillet 1986, à Djeddah. C'est le petit-fils de Abdelmohsen ben Abdelaziz al-Saoud, treizième ascendant au trône du royaume wahhabite et qui avait occupé, durant les années soixante, le poste de ministre de l'Intérieur de son pays. L'oncle paternel de l'émir arrêté, Saoud ben Abdelmohsen ben Abdelaziz, est le gouverneur actuel de l'émirat de Haël, peut-on lire sur le site. »
Toujours selon Lebanon Debate, c'est le juge Dany Chrabieh qui a interrogé l'émir et ses quatre compagnons avant de les déferer devant le bureau central de lutte contre la drogue.
Lebanon Debate souligne également que « les deux tonnes de Captagon – soit douze millions de cachets – étaient rangées dans 25 caisses et six valises (portant le nom de l'émir et l'emblème du royaume wahhabite). Leur valeur est estimée à 280 millions de dollars ».

 

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Deux tonnes de Captagon ont été saisies, hier, à l'aéroport de Beyrouth. La cargaison, rangée dans quarante caisses, devait être acheminée vers l'Arabie saoudite, précisément à l'émirat de Haël, à bord d'un avion privé. La police de l'aéroport a arrêté cinq Saoudiens, dont un émir de la famille régnante, dans l'affaire. Cette opération est l'une des plus grosses affaires...

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