Terrorisme
Des dizaines de morts et de blessés dans des attaques successives au Nigeria
Au moins 27 personnes ont été tuées et 96 blessées dans l'attentat mené hier contre la mosquée de Jambutu à Yola, dans le nord-est du Nigeria, une région ciblée par le passé par les islamistes du groupe Boko Haram, a annoncé l'Agence nationale de gestion des urgences (Nema). On ignorait si l'attentat de Yola, la capitale de l'État d'Adamawa, avait été commis lui aussi par un kamikaze ou si une bombe avait été dissimulée dans la mosquée. Yola avait jusque-là été relativement épargnée par l'insurrection islamiste qui ravage le nord-est du Nigeria depuis six ans. La ville avait même servi de refuge l'an dernier à des dizaines de milliers d'habitants fuyant les attaques de Boko Haram contre des villes et villages de la région.
Cette explosion fait suite à un attentat-suicide qui a tué 28 personnes hier matin dans une mosquée de la ville de Maiduguri, fief historique des islamistes de Boko Haram, dans l'État de Borno, également situé dans le nord-est du Nigeria.
Boko Haram s'empare brièvement d'une ville de l'extrême-nord du Cameroun
Les islamistes nigérians de Boko Haram ont brièvement pris hier la ville camerounaise de Kerawa, dans la région de l'Extrême-Nord, poussant l'armée à faire mouvement vers cette ville frontalière du Nigeria pour les en chasser, ce qu'elle a fait en soirée, selon des sources camerounaises. C'est la première fois depuis des mois que les insurgés, largement affaiblis par une opération des armées de la région depuis début 2015, s'emparent d'une nouvelle localité. Selon une source proche des autorités camerounaises, « des renforts militaires » camerounais sont arrivés sur place, mais il n'était pas possible de savoir dans l'immédiat si des combats étaient engagés dans cette ville de quelque 50 000 habitants.
Égypte
Une bombe désamorcée près des pyramides du Caire, quatre blessés
Les forces de sécurité ont désamorcé hier une bombe placée devant un grand hôtel proche des pyramides du Caire, a affirmé un responsable sécuritaire en faisant état de quatre blessés dans l'opération. Les policiers arrivés sur place ont indiqué qu'il s'agissait d'une bombe et procédé à son désamorçage. Mais la bombe a explosé durant l'opération, blessant deux policiers, dont un grièvement, et deux membres de la sécurité privée de l'hôtel, selon lui. Ailleurs en Égypte, dans la ville d'al-Arich, dans le nord de la péninsule du Sinaï (Est), quatre policiers ont été blessés dans une explosion au passage de leur véhicule blindé.
Arabie saoudite
Le bilan de la bousculade de La Mecque s'alourdit à au moins 2 236 morts
Au moins 2 236 étrangers sont morts dans la bousculade au pèlerinage de La Mecque le 24 septembre, ce qui en fait la catastrophe la plus meurtrière de l'histoire moderne du hajj, selon des chiffres officiels donnés par 35 pays. D'après un décompte de l'AFP, l'Iran enregistre le plus grand nombre de victimes (464) devant le Mali (282). Grand rival régional de l'Arabie saoudite sunnite, le régime chiite iranien a accusé Riyad d'être entièrement responsable de la catastrophe due à des mouvements incontrôlés de foule.
Au moins 27 personnes ont été tuées et 96 blessées dans l'attentat mené hier contre la mosquée de Jambutu à Yola, dans le nord-est du Nigeria, une région ciblée par le passé par les islamistes du groupe Boko Haram, a annoncé l'Agence nationale de gestion des urgences (Nema). On ignorait si l'attentat de Yola, la capitale de l'État d'Adamawa, avait été commis lui aussi par un kamikaze ou si une bombe avait été dissimulée dans la mosquée. Yola avait jusque-là été relativement épargnée par l'insurrection islamiste qui ravage le nord-est du Nigeria depuis six ans. La ville avait même servi de refuge l'an dernier à des dizaines de milliers d'habitants fuyant les attaques de Boko Haram contre des villes et villages de la...


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef
L'intervention des forces armées des Etats-Unis et de leurs alliés en 2003 est une des causes principales de l'émergence de l'Etat islamique, a reconnu l'ex-premier ministre britannique Tony Blair lors d'une interview accordée à la chaîne américaine CNN. "Je crois qu'il y a une partie de vérité dans cela. Sans aucun doute, vous ne pouvez pas dire que ceux qui ont renversé (Saddam, ndlr) Hussein en 2003 ne sont pas responsables de la situation en 2015", a-t-il fait savoir en répondant à la question d'un journaliste lui demandant si l'intervention US en Irak était "la cause principale" de l'émergence du groupe extrémiste. Dans le même temps, Tony Blair s'est excusé pour les erreurs commises dans cette guerre. "Je demande pardon pour les fausses informations des services de renseignement. Je demande aussi pardon pour certaines erreurs commises lors de la planification et les erreurs concernant les conséquences possibles du changement du régime", a-t-il souligné. Il est à noter qu'une des raisons de la démission de Tony Blair en 2007 a été la chute de sa cote de popularité, une des causes étant le mécontentement des Britanniques en raison de la participation du pays à la guerre en Irak. La coalition occidentale a déclenché la guerre en Irak en alléguant la possession d'armes de destruction massive par le président irakien de l'époque Saddam Hussein, selon les services de renseignement occidentaux. Or, il s'est avéré par la suite que l'Irak c'etait faux ,.
12 h 48, le 25 octobre 2015