Monsieur Hicham Bou Nassif, sauf le respect dû à votre titre de maître conférencier, je ne peux rester insensible à vos propos limites diffamatoires.
Comme vous le dites si bien, on ne peut adhérer à la continuité souverainiste de Bachir Gemayel sans nécessairement transposer sa loyauté à son fils Nadim ou à son neveu Sami ; certes. Mais c'est le choix d'une bonne partie du peuple libanais et membres d'un parti non négligeable aujourd'hui, celui des Kataëb plus communément appelé Phalangiste, fondé par le père de Bachir, Pierre Gemayel. Cette famille réunit en son sein les éléments les plus incontournables et indiscutables de l'histoire du Liban et de son indépendance. Vous parlez d'une élite qui a, à son actif, des faits d'armes et non une élite vulgairement constituée de personnes avides de pouvoir à des fins personnelles. Vous ne sauriez à vous seul changer l'hégémonie des dynasties politiques sur notre scène politique, à moins que vous n'ayez quelqu'un, loin de tous ces critères, à nous proposer qui soit capable de chambouler le modèle de la république parlementaire dans lequel nous évoluons depuis des lustres. Il est inutile de vous apprendre que le renouveau démocratique dont vous parlez est en pleine faillite dans le monde occidental, où il se pratique déjà depuis des siècles, en particulier la France, qui est en passe de nettoyer sa propre Constitution, bafouant ainsi les droits les plus fondamentaux de son peuple, obtenus dans le sang.
Comment comptez-vous rendre le Liban moins vulnérable aux aventuriers du futur ?
Êtes-vous en mesure de proposer des solutions ? Si oui, pourquoi ne vous présentez-vous pas, face au représentant du parti phalangiste, choisi par ses membres et son peuple qui lui voue une confiance sans limite.
Passéisme dites-vous ? Pensez-vous que Nadim est un passéiste parce qu'il est le descendant d'une lignée de la famille Gemayel ? Donc porter ce nom voudrait-il dire qu'il ne sera pas capable de faire évoluer son pays, de moderniser sa politique ? Avez-vous oublié que le parti auquel il appartient avait et a toujours pour objectif la réunification du Liban et une stabilité de la paix ? Auriez-vous oublié pourquoi Bachir et Pierre Gemayel ont été assassinés ? Si les petits-fils du fondateur de ce parti se sentent capables de reprendre le flambeau pour relever le pays, dans la même veine que ceux qui ont combattu pour le Liban, tout en lui apportant modernité, voire même un renouveau démocratique, pourquoi ne le choisirions-nous pas pour être à la tête de notre parti ?
Réveillez-vous ! Le mot establishment est totalement inapproprié voire même moqueur à l'endroit d'un parti qui a pris une grande ampleur, ne vous en déplaise ! Vous êtes libre de choisir un autre camp !
C'est cela la démocratie ! Si Pierre Gemayel ne s'était pas impliqué, le Liban n'aurait pas eu son indépendance, et si Bachir n'avait pas lutté et après usé de diplomatie auprès des Syriens et des Palestiniens, le Liban serait aujourd'hui occupé par la Syrie. Le Liban doit énormément à la famille Gemayel, c'est pourquoi ils sont des héros.
Bachir et le bachirisme sont indissociables. C'est un peuple à l'unisson derrière son leader. Point barre. Au vu de la commémoration annuelle depuis l'assassinat de Bachir et de Pierre Gemayel, on ne peut que constater qu'un peu du sang de cette famille coule dans les veines de chacun d'entre nous ; et tout comme la filiation, on ne peut ignorer son père, car on a des principes. C'est facile de commenter lorsqu'on est loin et c'est à se demander si vraiment le Liban vous importe tellement...
Comme tous les opposants dans le monde, vous tâtez le terrain en fait, pour voir si vous faites de l'audimat avant de vous lancer en politique...
Nos lecteurs ont la parole - Nina Joseph Zarifeh
Droit de réponse sur Bachir, les Gemayel et la politique
OLJ / le 23 octobre 2015 à 00h00


Poutine estime que le conflit en Iran a détourné l'attention de Washington de l'Ukraine
En sus, à ce qu'il parait, toute la richesse de "la famille" ne sourdait que de la "Pharmacie" de Séééhtélbéréj ; yâ hassértéééh !
15 h 13, le 23 octobre 2015