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Moyen Orient et Monde - Libye

L’Onu s’accroche aux négociations malgré le rejet du plan de paix

L’émissaire onusien pour la Libye, Bernardino Léon, s’est exprimé hier lors d’une conférence de presse au siège de la mission des Nations unies à Tunis. Fethi Belaid/AFP

L'Onu s'est dit décidée hier à poursuivre les négociations pour tenter de sortir la Libye du chaos après le rejet par plusieurs parties libyennes du plan de paix des Nations unies, en clamant qu'il n'existait aucune autre « alternative ». « Le processus (de négociations) va se poursuivre. La solution politique est l'unique alternative », a assuré l'émissaire onusien pour la Libye, Bernardino Léon, lors d'une conférence de presse au siège de la mission des Nations unies dans ce pays (UNSMIL) à Tunis. « Le dialogue continue. Très bientôt nous espérons que le gouvernement proposé sera à Tripoli (...). Le processus est vivant et il y aura une solution politique pour la Libye », a-t-il insisté, annonçant que de nouvelles réunions auraient lieu « dans les prochains jours ». Les groupes qui ont rejeté l'accord « n'ont pas été en mesure de formuler des contre-propositions. C'est juste un message négatif (de leur part), un simple non », a déploré M. Léon. Mais « la majorité des Libyens veut une solution politique » et « de petits groupes ou des personnalités ne parviendront pas à prendre le processus en otage », a-t-il affirmé. « Voyons ce qui se passe dans les prochains jours (...) mais je suis sûr que nous allons les voir (le Conseil de sécurité et le comité des sanctions) penser à ces sanctions », qui pourraient prendre la forme d'interdictions de voyage ou de mesures concernant des comptes bancaires, a dit hier M. Léon. « Ce que nous voyons aujourd'hui en Libye, c'est un petit groupe de personnes, des durs des deux camps et des personnalités qui décident d'utiliser leur pouvoir pour empêcher, dans ce cas, un vote démocratique », a-t-il regretté. Au terme de près d'une année de négociations, M. Léon était parvenu le 9 octobre à arracher un accord sur un gouvernement d'union nationale aux représentants des parties en conflit présents à Skhirat (Maroc). Ces propositions comprenaient la désignation d'un Premier ministre, Fayez el-Sarraj, et de 17 ministres. D'autres noms avait été choisis : ceux des cinq membres du Conseil présidentiel dont devait aussi faire partie M. Sarraj. Les propositions ont toutefois ensuite été rejetées par le Parlement dit de Tripoli, instance soutenue par des milices dont certaines islamistes. Lundi soir, la majorité du Parlement internationalement reconnu de Tobrouk (Est) a, à son tour, refusé – sans vote – le contenu de l'accord. Le Conseil de sécurité avait de son côté menacé samedi de sanctionner « ceux qui menacent la paix, la stabilité et la sécurité de la Libye ou cherchent à empêcher la réalisation de la transition politique ».
Rappelons que la communauté internationale tente de faire pression pour la signature d'un accord sur un gouvernement d'unité.
(Source : AFP)

L'Onu s'est dit décidée hier à poursuivre les négociations pour tenter de sortir la Libye du chaos après le rejet par plusieurs parties libyennes du plan de paix des Nations unies, en clamant qu'il n'existait aucune autre « alternative ». « Le processus (de négociations) va se poursuivre. La solution politique est l'unique alternative », a assuré l'émissaire onusien pour la Libye, Bernardino Léon, lors d'une conférence de presse au siège de la mission des Nations unies dans ce pays (UNSMIL) à Tunis. « Le dialogue continue. Très bientôt nous espérons que le gouvernement proposé sera à Tripoli (...). Le processus est vivant et il y aura une solution politique pour la Libye », a-t-il insisté, annonçant que de nouvelles réunions auraient lieu « dans les prochains jours ». Les groupes qui ont rejeté...
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