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Liban

Jisr : Le chantage politique au détriment de l’intérêt public est un crime impardonnable

Député de Tripoli et ancien ministre de la Justice, le député Samir Jisr, s'en est vivement pris hier au courant du général Michel Aoun ainsi qu'au Hezbollah, mais sans les nommer, dans son intervention au cours de l'inauguration du nouveau Palais de justice de Tripoli. « Les projets qui concernent l'État doivent rester au-dessus de toute considération. À quoi peut-on s'attendre de la part de ceux qui mettent des bâtons dans les roues (...) parce qu'ils n'ont pas réussi à enregistrer des réalisations en raison de circonstances qui ne leur ont pas été propices? a déclaré M. Jisr. Le fait d'utiliser les intérêts de la population comme moyen de chantage pour obtenir des acquis politiques mesquins, en rapport avec un poste à pourvoir, une fonction à occuper ou l'accès à la présidence de l'État, est un crime impardonnable. Celui qui prive les gens de leurs droits les plus élémentaires en avançant divers prétextes ou excuses est un être mauvais qui ne peut générer du bien », a déclaré M. Jisr.
M. Jisr ainsi que tous les orateurs qui l'avaient devancé à la tribune avaient relaté dans le menu détail l'affaire de l'édification du Palais de justice de Tripoli, mettant l'accent sur son importance pour la ville. Selon lui, la réalisation de ce projet, lancé au début des années 2000 sous l'impulsion de l'ancien chef de gouvernement assassiné Rafic Hariri, a une triple symbolique. À l'époque, Samir Jisr occupait le poste de ministre de la Justice. La première, a-t-il expliqué, est qu'il est toujours possible de concrétiser un projet en fournissant l'effort nécessaire à sa réalisation et en le confiant à des experts. La deuxième est que « le bien prévaut toujours entre les Libanais, si l'on tient compte de l'importance des volontaires parmi la foule d'architectes – qui correspond à ce qu'on appelle aujourd'hui la société civile – et qui, au lieu de maudire l'obscurité, s'est efforcée de faire jaillir la lumière à travers cet édifice », a poursuivi M. Jisr. La troisième symbolique, pour lui, est qu'« une coopération entre les gens du pouvoir ne peut que faire du bien au pays et à la population ». « À l'époque, a-t-il raconté, il n'y a pas eu de tiraillements avec Nagib Mikati (ministre des Travaux publics lorsque le projet avait été lancé). Nous avions échangé des idées et coopéré pour concrétiser le projet. »
Le ministre de la Justice, Achraf Rifi, a, quant à lui, mis l'accent sur un autre symbole, celui « de l'attachement de Tripoli à l'État et de la consolidation de la justice après une longue période d'injustice et d'obscurantisme dans laquelle la ville avait été plongée à cause de ceux qui s'efforçaient de ternir son image et de lui coller des étiquettes qui ne sont pas les siennes ». Il a affirmé que l'ouverture du nouveau Palais de justice « n'est que le début d'une série d'autres mesures pour le développement de la ville », avant d'indiquer que les considérations communautaires, confessionnelles et régionales n'auront pas leur place dans ce bâtiment « où le mot de la fin revient à la loi ». « La ville de Tripoli peut servir de modèle de coexistence. Ce Palais de justice est à la hauteur des ambitions des Tripolitains qui sont attachés aux institutions de l'État et qui veillent au règne de la loi », a-t-il dit.
Se sont également succédé à la tribune les ministres des Travaux publics, Ghazi Zeayter, le président du Conseil supérieur de la magistrature, Jean Fahd, le bâtonnier de Tripoli, Fahd Moqaddem, et le premier président de la cour d'appel du Liban-Nord, Rida Raad.

Député de Tripoli et ancien ministre de la Justice, le député Samir Jisr, s'en est vivement pris hier au courant du général Michel Aoun ainsi qu'au Hezbollah, mais sans les nommer, dans son intervention au cours de l'inauguration du nouveau Palais de justice de Tripoli. « Les projets qui concernent l'État doivent rester au-dessus de toute considération. À quoi peut-on s'attendre de la part de ceux qui mettent des bâtons dans les roues (...) parce qu'ils n'ont pas réussi à enregistrer des réalisations en raison de circonstances qui ne leur ont pas été propices? a déclaré M. Jisr. Le fait d'utiliser les intérêts de la population comme moyen de chantage pour obtenir des acquis politiques mesquins, en rapport avec un poste à pourvoir, une fonction à occuper ou l'accès à la présidence de l'État, est un crime...
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