Le bureau politique Kataëb réuni hier à Saïfi autour de son président, Samy Gemayel. Photo Ani
À l'issue de la réunion hebdomadaire du bureau politique du parti présidé par Samy Gemayel, les Kataëb ont publié un communiqué dans lequel ils ont estimé que « le fait de ne pas réunir le Conseil des ministres est une manière de se soumettre à ceux qui ont pris la décision de boycotter le gouvernement ».
Le parti a souligné « le drame vécu par la famille Safwan » et a considéré que celui-ci représente un exemple vivant du drame vécu par les Libanais au quotidien. « Mais c'est également une sonnerie d'alarme qui permet à chaque responsable politique de réfléchir et de mettre un terme à la paralysie des institutions et de s'atteler à la construction d'un État de droit garant des droits de l'homme et de la protection sociale. »
« À l'heure où la situation économique s'aggrave et alors que la catastrophe du dossier des déchets ne fait qu'empirer (...), à l'heure où la crise des réfugiés pèse de tout son poids sur la société avec tous les dangers qu'elle représente, la paralysie du Conseil des ministres fait office de crime commis contre les Libanais dont la responsabilité incombe à la partie qui est à l'origine de ce boycott. D'autre part, le fait de s'abstenir de réunir le Conseil des ministres fait office de soumission à la volonté des auteurs de ce boycott, soumission dont la responsabilité incombe au Premier ministre », a relevé le communiqué du parti.
S'attardant par ailleurs sur le rôle et la fonction du dialogue, le parti a indiqué que le dialogue national n'a en aucun cas pour objectif de se substituer au gouvernement ou d'en être une émanation, « sinon elle devient complice de la paralysie » du gouvernement. Le communiqué a rappelé dans ce contexte que le but premier des rounds de dialogue est « de faciliter l'élection d'un président de la République ». Et le communiqué de demander pourquoi la séance parlementaire pour l'élection des présidents et membres des commissions parlementaires – prévue aujourd'hui – ne pourrait pas être le début d'un déblocage ayant pour dessein de garantir le quorum lors de la prochaine séance électorale présidentielle prévue le 21 octobre.


Une délégation FL en tournée à Hasbaya et Marjeyoun en soutien aux habitants du Sud
BOYCOTTEURS D'UN CÔTÉ... ET NULLITÉS DE L'AUTRE... SONT LES DEUX GANGRÈNES QUI RONGENT LE PAYS !!!
12 h 54, le 20 octobre 2015