Le président de l'ordre des hôpitaux privés, Sleiman Haroun, a souligné hier que les sommes dues aux hôpitaux placent ces derniers « dans une impasse ».
Une partie de ces sommes remonte à la période allant de 2000 à 2011, a-t-il expliqué à l'issue d'une rencontre avec le Premier ministre Tammam Salam. « Pourtant, il y a trois ans, une loi visant à régler ces sommes a été promulguée, ce qui n'a toujours pas été fait, a-t-il ajouté. À ces sommes s'ajoutent celles accumulées au cours des trois dernières années. »
M. Haroun a souligné que les tiers payants publics ne se sont pas encore acquittés des sommes qu'ils doivent aux hôpitaux pour l'année en cours. « Nous sommes dans une impasse, a-t-il encore insisté. D'une part, les administrations concernées, l'opinion publique et les médias exercent une pression sur les hôpitaux pour qu'ils accueillent les patients. D'autre part, les établissements hospitaliers ont des difficultés financières, ce qui ne leur permet pas de soutenir ce rythme. »
Et M. Haroun de conclure en soulignant qu'il n'est pas possible de « transférer aux hôpitaux la pression exercée sur les finances de l'État parce que arrivera le jour où les établissements hospitaliers ne pourront plus assurer les services qui leur sont demandés ».
Liban - Santé
Haroun : Les hôpitaux se trouvent dans une impasse
OLJ / le 20 octobre 2015 à 00h00

