Le plan d'action entre l'Union européenne (UE) et la Turquie pour endiguer le flux des migrants sur son sol n'est qu'un "projet" et son financement proposé par Bruxelles "inacceptable", a estimé vendredi le ministre turc des Affaires étrangères. "Ce n'est pas définitif (...) c'est un projet sur lequel nous travaillons", a déclaré Feridun Sinirlioglu devant la presse.
La Commission européenne a annoncé dans la nuit de jeudi à vendredi avoir conclu un "plan d'action commun" avec la Turquie, à l'issue d'un sommet des chefs d'Etat de l'UE. Selon Bruxelles, ce plan prévoit la relance des discussions sur la candidature de la Turquie à l'UE, un accès facilité aux visas pour les citoyens turcs et une aide financière. En échange, Ankara s'est engagé à accueillir davantage de réfugiés et à renforcer la surveillance de ses frontières, a précisé la Commission.
Le chef de la diplomatie turque a déclaré qu'il était "hors de question" pour son pays d'accepter l'offre budgétaire de Bruxelles. "L'UE nous a proposé une enveloppe financière, nous leur avons dit qu'elle était inacceptable", a-t-il déclaré, précisant que la Turquie avait besoin d'au moins 3 milliards d'euros pour la première année.
"Si l'UE décide de partager ce fardeau financier, ce ne sera pas sans allouer un montant suffisant à la Turquie", a insisté le ministre, "ce ne sera pas avec le montant insignifiant et inadéquat qu'ils nous ont déjà proposé dans le passé". "La Turquie n'est pas un pays dont on doit se souvenir uniquement en période de crise ou avec lequel on ne doit coopérer que pour des raisons tactiques", a raillé M. Sinirlioglu.
La Turquie accueille officiellement sur son territoire 2,5 millions de réfugiés, dont 2,2 millions de Syriens qui ont fui la guerre civile qui fait rage dans leur pays depuis 2011. Vendredi matin, le président islamo-conservateur turc Recep Tayyip Erdogan a affirmé que son pays avait déjà dépensé 8 milliards de dollars (environ 7 milliards d'euros). "Nous supportons tout le coût financier", a-t-il déploré.
La Turquie est le principal point de départ des plus de 600.000 migrants qui sont entrés sur le sol européen depuis le début de l'année, notamment en ralliant dans des conditions périlleuses les îles grecques depuis les côtés occidentales de la Turquie.
La Commission européenne a annoncé dans la nuit de jeudi à vendredi avoir conclu un "plan d'action commun" avec la Turquie, à l'issue d'un sommet des chefs d'Etat de l'UE. Selon Bruxelles, ce plan prévoit la relance des discussions sur la candidature de la Turquie à l'UE, un accès facilité aux visas pour les citoyens turcs et une aide financière. En échange, Ankara s'est engagé à accueillir davantage de réfugiés et à renforcer la surveillance de ses...


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