Rechercher
Rechercher

Liban - Sit-In

L’intégration des handicapés, grande absente du système éducatif

Les associations de handicapés rassemblées devant le siège du ministère de l’Éducation pour crier leur désarroi face à la non-application de la loi.

Des associations militant pour les droits des handicapés ont effectué hier un sit-in devant le siège du ministère de l'Éducation à Beyrouth pour protester contre le retard dans l'application de la loi 220/2000 (qui accorde tous leurs droits aux personnes à besoins spéciaux) et dans l'adaptation des établissements scolaires et universitaires aux besoins des handicapés.
Le sit-in était organisé par l'Union des handicapés du Liban et la campagne Haqqi, en présence de représentants du mouvement civil et de plusieurs associations. Les mots prononcés ont beaucoup insisté sur la marginalisation de cette catégorie qui représente non moins de 10 % de la population libanaise et dont, selon Sylvana Lakkis, présidente de l'union, « 83 % restent au chômage forcé, 51 % seulement sont scolarisés, après avoir dépassé maints obstacles ».
Sylvana Lakkis a déploré que la loi 220 soit restée lettre morte quinze ans après son adoption, accusant la classe dirigeante « d'être le principal obstacle à son application ». Le communiqué de presse de l'association est axé sur le système éducatif qui reste, selon elle, discriminatoire par rapport aux étudiants à besoins spéciaux, demandant qu'un budget soit alloué pour équiper les écoles d'une infrastructure qui facilite l'intégration des handicapés.
« Il est arrivé que le représentant du ministre de l'Éducation, dans une réunion de la commission parlementaire des Droits de l'homme consacrée à la loi 220, affirme que le ministère a déjà réalisé tout ce qui était requis de lui dans ce domaine, avant de se retirer sans écouter les commentaires de la société civile, a dénoncé Sylvana Lakkis. Or le ministère devrait jouer un rôle pionnier dans cette affaire. » Et d'ajouter : « Nous présumons que ce que dit le ministère est vrai et comptons effectuer une tournée dans les écoles à partir du 21 octobre, de manière aléatoire, afin de vérifier si elles respectent les normes élémentaires d'adaptation. Nous annoncerons alors nos résultats. »
Mais l'Union des handicapés dispose déjà de chiffres alarmants. Selon Bachar Abdel Samad, coordinateur de l'unité d'ingénierie dans l'association, « un recensement a déjà été effectué sur 997 écoles publiques (sur un total de 1 277), soit 78 %, montrant que seules cinq d'entre elles, soit 0,04 %, sont équipées pour accueillir des handicapés ».

Des associations militant pour les droits des handicapés ont effectué hier un sit-in devant le siège du ministère de l'Éducation à Beyrouth pour protester contre le retard dans l'application de la loi 220/2000 (qui accorde tous leurs droits aux personnes à besoins spéciaux) et dans l'adaptation des établissements scolaires et universitaires aux besoins des handicapés.Le sit-in était organisé par l'Union des handicapés du Liban et la campagne Haqqi, en présence de représentants du mouvement civil et de plusieurs associations. Les mots prononcés ont beaucoup insisté sur la marginalisation de cette catégorie qui représente non moins de 10 % de la population libanaise et dont, selon Sylvana Lakkis, présidente de l'union, « 83 % restent au chômage forcé, 51 % seulement sont scolarisés, après avoir dépassé maints...
commentaires (0) Commenter

Commentaires (0)

Retour en haut