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Moyen Orient et Monde - Libye

Le gouvernement d’union nationale est mort-né

Le CGN (non reconnu) rejette la proposition de l'Onu, le Parlement reconnu pourrait lui emboîter le pas.

Le gouvernement non reconnu par la communauté internationale en Libye a rejeté la proposition de gouvernement d'union nationale, mise sur la table par l'émissaire de l'Onu, Bernardino Leon, pour trouver une issue politique au conflit. « Ce gouvernement est rejeté » car « il approfondirait les divisions entre les Libyens », a déclaré hier soir Mahmoud Abdel Aziz, membre du Congrès général national (CGN), le Parlement siégeant à Tripoli. Le Parlement reconnu par la communauté internationale, basé à Tobrouk, devait lui se réunir hier en fin de journée pour discuter de la proposition de M. Leon, a indiqué le député Ali Tekbali. Il a laissé entendre qu'il pourrait aussi la rejeter. L'émissaire de l'Onu « veut nous imposer un fait accompli », a dit M. Tekbali, en estimant que ce gouvernement serait une source « de division et non d'unité ».
Le CGN avait proposé une série d'amendements à l'accord de paix proposé par l'Onu et déclaré à maintes reprises qu'il ne signerait pas le texte avant leur prise en compte dans l'accord final. Parmi les conditions du CGN figurent le respect du jugement de la Cour suprême, basée à Tripoli, ayant invalidé l'existence même du Parlement de Tobrouk. Bernardino Leon avait annoncé vendredi dernier qu'un consensus avait été trouvé sur le nom d'un Premier ministre, Fayez el-Sarraj, et de 17 ministres d'un gouvernement d'union nationale. Cette annonce intervenait après plusieurs mois de négociations dans la station balnéaire de Skhirat, au Maroc, entre les deux parties rivales libyennes et de nombreux acteurs de la société civile.
Le rejet de la proposition de M. Leon va à l'encontre des nombreux appels de la communauté internationale pour trouver une issue politique au chaos libyen. Ainsi, dans une déclaration commune hier matin, les 28 pays de l'Union européenne avaient appelé « toutes les parties libyennes à approuver rapidement et à soutenir cet accord pour que la Libye puisse prendre le chemin de la paix et de la prospérité. C'est une étape qu'il est essentiel de franchir maintenant. Ceux qui sont tentés de faire obstruction à cet accord seront tenus pour responsables ».

(Source : AFP)

Le gouvernement non reconnu par la communauté internationale en Libye a rejeté la proposition de gouvernement d'union nationale, mise sur la table par l'émissaire de l'Onu, Bernardino Leon, pour trouver une issue politique au conflit. « Ce gouvernement est rejeté » car « il approfondirait les divisions entre les Libyens », a déclaré hier soir Mahmoud Abdel Aziz, membre du Congrès général national (CGN), le Parlement siégeant à Tripoli. Le Parlement reconnu par la communauté internationale, basé à Tobrouk, devait lui se réunir hier en fin de journée pour discuter de la proposition de M. Leon, a indiqué le député Ali Tekbali. Il a laissé entendre qu'il pourrait aussi la rejeter. L'émissaire de l'Onu « veut nous imposer un fait accompli », a dit M. Tekbali, en estimant que ce gouvernement serait une source...
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