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Économie - Libre-Échange

Partenariat transpacifique : jour J pour un accord ?

Les discussions sur l'accord commercial transpacifique (TPP) ont dû être prolongées jusqu'à aujourd'hui afin de parvenir à un compromis sur les sujets de friction (pièces détachées automobiles, produits laitiers...) et d'arracher un accord.
Réunis depuis mercredi à Atlanta, les négociateurs de 12 pays, dont les États-Unis et le Japon, devaient boucler hier ces discussions mais ont préféré se donner un jour de plus face à l'ampleur de la tâche. « Personne ne veut partir sans un accord, a déclaré à Reuters le ministre mexicain de l'Économie Ildefonso Guajardo. La bonne nouvelle, c'est que nous ne partirons pas d'ici avant d'en avoir un. » Ces 12 pays riverains du Pacifique, représentant 40 % du commerce mondial, tentent de mettre sur pied une vaste zone de libre-échange, dont la Chine ne ferait pour le moment pas partie, mais se heurtent encore à de nombreux obstacles.
Selon des négociateurs, le Japon demande notamment l'abaissement des barrières placées par les États-Unis aux importations de pièces détachées automobiles de pays ne faisant pas partie de l'association nord-américaine de libre-échange (l'Alena qui rassemble les États-Unis, le Canada et le Mexique). Un autre point de résistance réside dans l'ouverture du marché des produits laitiers canadien, japonais et américain aux importations néo-zélandaises et australiennes. Si la proposition de laisser entrer 17 000 tonnes de fromage au Canada était retenue, 400 fermes familiales seraient condamnées à disparaître au Québec, a mis en garde le ministre de l'Agriculture de cette province, Pierre Paradis. Les négociateurs tentent également de se mettre d'accord sur une augmentation de cinq à huit ans de la durée de protection des brevets sur les médicaments biologiques. Mais les associations de consommateurs et ONG estiment que cela conduirait à augmenter les prix de certains médicaments. Selon l'ONG Public Citizen, cette hausse « reviendrait sur l'approche suivie jusqu'ici par les États-Unis accordant aux pays les plus pauvres davantage de souplesse pour assurer à leur population un accès à des médicaments bon marché ».
Washington souhaite conclure un accord rapidement pour éviter que le débat sur sa ratification n'intervienne en pleine campagne présidentielle l'an prochain. L'administration démocrate américaine a obtenu pour négocier cet accord la procédure dite du Trade Promotion Authority (TPA) qui obligera le jour venu le Congrès à se prononcer pour ou contre le texte de tout l'accord commercial, sans pouvoir l'amender. Engagés en 2008, les pourparlers rassemblent l'Australie, Brunei, le Canada, le Chili, le Japon, la Malaisie, le Mexique, la Nouvelle-Zélande, le Pérou, Singapour, les États-Unis et le Vietnam. Ils ne comprennent pas la Chine en raison des réticences des États-Unis et du Japon face à la politique commerciale de ce pays.
(Sources : agences)

Les discussions sur l'accord commercial transpacifique (TPP) ont dû être prolongées jusqu'à aujourd'hui afin de parvenir à un compromis sur les sujets de friction (pièces détachées automobiles, produits laitiers...) et d'arracher un accord.Réunis depuis mercredi à Atlanta, les négociateurs de 12 pays, dont les États-Unis et le Japon, devaient boucler hier ces discussions mais ont préféré se donner un jour de plus face à l'ampleur de la tâche. « Personne ne veut partir sans un accord, a déclaré à Reuters le ministre mexicain de l'Économie Ildefonso Guajardo. La bonne nouvelle, c'est que nous ne partirons pas d'ici avant d'en avoir un. » Ces 12 pays riverains du Pacifique, représentant 40 % du commerce mondial, tentent de mettre sur pied une vaste zone de libre-échange, dont la Chine ne ferait pour le moment pas...
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