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Sport - Rallye - Tour De Corse

Ogier pour une première en Beauté ?

Le « rallye aux 10 000 virages » a retrouvé sa place au calendrier mondial, après sept années d'interruption, avec un parcours inédit et original.

Sébastien Ogier signant des autographes et se faisant prendre en photo avec des admirateurs. Le pilote français, déjà assuré de son troisième titre mondial consécutif, cherche à inscrire à son palmarès – pour la première fois – le mythique rallye du Tour de Corse. Pascal Pochard-Casabianca/AFP

Le pilote français Sébastien Ogier, déjà assuré d'un troisième titre mondial consécutif, va tenter d'inscrire son nom pour la première fois au palmarès du Tour de Corse, l'année où le « rallye aux 10 000 virages » retrouve sa place au calendrier mondial. « C'est une épreuve particulière. J'aime l'île, sur laquelle j'ai déjà eu l'occasion de passer des vacances merveilleuses », explique Ogier, pour qui « la Corse fait partie du patrimoine mondial du rallye ». Il a même des souvenirs précis : en 2008, dans une Citroën C2 de l'équipe de France FFSA, sur la route d'un titre de champion du monde junior.
Depuis 2008, et la 4e victoire consécutive de Sébastien Loeb, le Mondial des rallyes (WRC) n'a plus planté son chapiteau sur l'île de Beauté. Depuis, beaucoup de choses ont changé, mais la passion des Corses pour leur épreuve mythique a été entretenue, bon an, mal an, par l'ASA Tour de Corse de Christian Leca et ses bénévoles. Rallye historique, challenge intercontinental (IRC) ou championnat d'Europe (ERC), l'escale en Corse a continué à exister, même pendant le séjour alsacien du Rallye de France, sur les terres de Loeb. En février dernier, dans l'urgence, il a fallu remettre les mains dans le cambouis... et trouver de l'argent (2 millions d'euros) pour remettre l'épreuve au sommet.
C'était un pari, et il est déjà réussi. Mais les Corses voulaient faire plus, et mieux, alors ils ont concocté un parcours inédit, original, qui fait vraiment le tour de l'île de Beauté. Le tout grâce à des dérogations à la règle des spéciales à répétition autour d'une seule ville, le fameux système « en marguerite » privilégié par les experts de la logistique. Jusqu'à demain, il n'y aura qu'un seul parc d'assistance, à l'aérodrome de Corte, mais les trois principales villes de Corse sont concernées : Ajaccio (départ et arrivée), Bastia (hier soir) et même Porto-Vecchio (aujourd'hui). L'Assemblée de Corse a obtenu gain de cause, alors tous les fans seront servis et ravis, à domicile ou presque.

Sarrazin et Lefebvre visent haut
Les débats s'annoncent passionnants : plus de 300 km de spéciales (ES), comme d'habitude en WRC, mais répartis sur neuf étapes spéciales seulement, trois par jour. Et donc des spéciales très longues, sur des routes très piégeuses, histoire de ménager un maximum de suspense.
Comme c'est plus ouvert que d'habitude, d'anciens vainqueurs ont loué une voiture pour gagner ou monter sur le podium, comme Stéphane Sarrazin, âgé de 39 ans, aujourd'hui pilote d'endurance chez Toyota. L'ex-pilote Subaru en WRC avait gagné l'an dernier à Ajaccio, dans le cadre du championnat d'Europe. Natif d'Alès (sud de la France), il aime les routes qui tournent, alors il va être servi. Sarrazin participe à bord d'une Ford Fiesta.
Un autre pilote français va être suivi de près par les responsables de Citroën Racing : à 23 ans seulement, Stéphane Lefebvre disputera son 3e rallye d'affilée en WRC, après l'Allemagne et l'Australie, dans une grosse DS3 officielle, aux côtés des titulaires Kris Meeke et Mads Ostberg. Pour Lefebvre, qui rêve de marcher sur les traces de Loeb et d'Ogier, ce sera une occasion unique de se faire remarquer pour de bon, sur le rallye asphalte le plus exigeant de tout le calendrier, dans la perspective de 2016. Dans un décor de rêve, devant des milliers de fans.
Moteur !

(Source : AFP)

Le pilote français Sébastien Ogier, déjà assuré d'un troisième titre mondial consécutif, va tenter d'inscrire son nom pour la première fois au palmarès du Tour de Corse, l'année où le « rallye aux 10 000 virages » retrouve sa place au calendrier mondial. « C'est une épreuve particulière. J'aime l'île, sur laquelle j'ai déjà eu l'occasion de passer des vacances merveilleuses », explique Ogier, pour qui « la Corse fait partie du patrimoine mondial du rallye ». Il a même des souvenirs précis : en 2008, dans une Citroën C2 de l'équipe de France FFSA, sur la route d'un titre de champion du monde junior.Depuis 2008, et la 4e victoire consécutive de Sébastien Loeb, le Mondial des rallyes (WRC) n'a plus planté son chapiteau sur l'île de Beauté. Depuis, beaucoup de choses ont changé, mais la passion des...
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