Roumanie
Le Premier ministre survit à une motion de censure, mais ses déboires continuent
Le Premier ministre social-démocrate roumain Victor Ponta a survécu hier à une motion de censure malgré ses déboires avec la justice. Au total 207 élus ont voté pour cette motion déposée par l'opposition qui reproche au Premier ministre ses déboires avec la justice, alors que 275 voix étaient nécessaires pour renverser le gouvernement. M. Ponta, 43 ans, a été renvoyé devant la Haute Cour de justice pour corruption. Une première audience préliminaire dans son procès a déjà eu lieu la semaine dernière. Premier chef du gouvernement roumain en exercice à devoir se défendre devant la justice, M. Ponta clame son innocence et assure vouloir rester aux commandes jusqu'à la fin de son mandat, en décembre 2016. M. Ponta est accusé de « 17 infractions de faux en écriture », de « complicité d'évasion fiscale » et de « blanchiment » d'argent, pour des faits remontant à 2007-2011, quand il était avocat.
Ukraine
Les ONG sous le choc après leur interdiction dans la région rebelle de Lougansk
Les ONG étrangères, dont MSF et People in Need, étaient sous le choc et faisaient part de leur consternation hier, après avoir vu leurs activités interdites par les autorités séparatistes de la région de Lougansk, dans l'est de l'Ukraine. « Nous sommes extrêmement surpris et déçus. (...) Nous avons toujours eu des relations de coopération avec les autorités, cependant nous avons été confrontés à des difficultés ces deux derniers mois et nos activités étaient en suspens depuis », a déclaré à l'AFP une porte-parole de Médecins sans frontières, Corinne Baker. MSF a notamment précisé avoir été victime de mesures d'intimidation. Les autorités prorusses de la république autoproclamée de Lougansk avaient accusé la semaine dernière MSF, présente depuis plus d'un an dans la région de Lougansk pour apporter de l'aide aux victimes du conflit, de stocker « illégalement des médicaments psychotropes ».
Koweït
Condamné à la prison, un ministre démissionne
Le ministre Koweïtien de l'Électricité, de l'Eau et des Travaux publics a présenté hier sa démission après avoir été condamné à une peine de prison pour avoir attribué un marché au détriment de l'État. Ahmad al-Jassar a remis sa lettre de démission au chef du gouvernement lors du Conseil des ministres, selon un communiqué officiel qui ne précise pas les raisons de ce geste. M. Jassar, quatre hauts responsables et onze anciens responsables ont été condamnés chacun lundi à deux ans de prison et une amende équivalente à 66 000 dollars. En attendant l'appel, ils ont été laissés en liberté contre une caution individuelle équivalente à 3 300 dollars.


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