Le panel d’intervenants.
Dans le cadre de la formation professionnelle continue qu'elle a mise en place et de la formation médicale continue adoptée par l'hôpital Notre-Dame du Liban, la Lebanese German University (LGU) a organisé le « 1er Congrès de lutte contre les infections associées aux soins » sur son campus à Sahel Alma.
La séance inaugurale a eu lieu en présence des représentants du chef du bloc parlementaire du Changement et de la Réforme, le général Michel Aoun, du chef des Forces libanaises, Samir Geagea, du ministre de la Justice, le général Achraf Rifi, du commandant en chef de l'armée, le général Jean Kahwagi, du directeur général de la CNSS ainsi que d'une foule nombreuse.
Après le mot d'accueil de Faouzi Adaïmi, président de l'hôpital Notre-Dame du Liban et de la LGU, Jacques Choucair, président du congrès, a souligné l'importance de ces assises, avant d'expliquer que la résistance bactérienne est un facteur essentiel à la survie et l'adaptation des créatures vivantes sur terre.
Antoine Boustany, président de l'ordre des médecins du Liban, a rappelé que 5 à 15 % des patients qui reçoivent des soins d'urgences sont atteints d'infections associées à ces soins. « Des congrès de sensibilisation sont donc nécessaires car ils contribueraient à la diffusion du savoir auprès des patients et du corps médical », a-t-il dit.
Nohad Yazbek Doumit, présidente de l'ordre des infirmiers au Liban, a salué, quant à elle, l'effort entrepris dans les milieux hospitaliers en vue de dispenser une formation continue aux infirmiers et aides-soignants. Pour elle, une compétence accrue chez les infirmiers favoriserait une meilleure prise en charge des patients et une offre de soins de haut niveau.
Rabih Hassouneh, président de l'ordre des pharmaciens au Liban, a évoqué le rôle primordial du pharmacien, tant au niveau de l'officine, où il peut sensibiliser le public aux problèmes et aux moyens de prévention de les limiter, qu'au sein de l'hôpital où il fait partie intégrante de l'équipe de soins.
À son tour, Sleiman Haroun, président du syndicat des hôpitaux du Liban, a rendu hommage à tous les hôpitaux qui reflètent une image positive pour le tourisme hospitalier.
Au cours des journées scientifiques qui ont suivi, des médecins libanais, français et tunisiens, ainsi que des pharmaciens et des infirmières spécialistes en hygiène hospitalière sont intervenus devant une assistance formée de professionnels venus de toutes les régions libanaises.
Parmi les sujets abordés : le dilemme de la bactériurie pré-op, les avancées dans le traitement des hépatites virales, les pneumonies associées à la respiration mécanique, l'approche gériatrique et infectieuse en maison de retraite, les mycoses profondes, l'antibiothérapie synergique, les avancées dans le traitement de la tuberculose et du VIH, le profil des résistances de la tuberculose au Liban, la désescalade, la prévention et le traitement des escarres, la césarienne et l'anti-bio-prophylaxie, la prévention de l'infection du site opératoire.


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