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Liban - Protestation

Sit-in anticorruption près du Palais de justice

Un nouveau collectif de la société civile, Sarkhet watan (le cri de la nation) a organisé hier devant le Palais de justice un sit-in contre la corruption, à l'issue duquel un groupe d'avocats a remis au président du Conseil supérieur de la magistrature, Jean Fahd, un mémorandum comportant une liste de procès relatifs à des affaires de corruption.
Dans un communiqué dont a donné lecture Me Chadia Abou Zeki, le groupe d'avocats de Sarkhet watan a dénoncé la corruption financière, administrative et politique qui sévit dans le pays, affirmant que l'ordre institutionnel ne pourra être instauré qu'avec « la justice et la souveraineté de la loi ». Or, « au Liban, la loi s'applique uniquement aux pauvres, alors que les hommes politiques et les capitalistes ne sont pas inquiétés », affirment ces avocats.
Le communiqué cite ensuite des affaires de corruption en suspens devant les tribunaux, notamment contre la société Sukleen et le Conseil du développement et de la construction (CDR), réclamant des informations sur le sort de ces procès et appelant à les activer.
Selon une protestataire, le juge Jean Fahd, qui a entendu les doléances, s'est demandé « comment une justice peut être équitable lorsque la séparation des pouvoirs n'est pas respectée ». L'activiste, dont les propos ont été retransmis par la chaîne LBCI, a prêté au président du CSM des propos selon lesquels aujourd'hui au Liban, « un juge est dans l'impossibilité de réclamer des comptes à un homme politique qui l'a lui-même nommé ».

Un nouveau collectif de la société civile, Sarkhet watan (le cri de la nation) a organisé hier devant le Palais de justice un sit-in contre la corruption, à l'issue duquel un groupe d'avocats a remis au président du Conseil supérieur de la magistrature, Jean Fahd, un mémorandum comportant une liste de procès relatifs à des affaires de corruption.Dans un communiqué dont a donné lecture Me Chadia Abou Zeki, le groupe d'avocats de Sarkhet watan a dénoncé la corruption financière, administrative et politique qui sévit dans le pays, affirmant que l'ordre institutionnel ne pourra être instauré qu'avec « la justice et la souveraineté de la loi ». Or, « au Liban, la loi s'applique uniquement aux pauvres, alors que les hommes politiques et les capitalistes ne sont pas inquiétés », affirment ces avocats.Le communiqué...
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