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Moyen Orient et Monde - Crise Des Réfugiés

Les demandeurs d’asile bloqués à la frontière serbo-hongroise

Les ministres de l'Intérieur de l'UE se retrouveront mardi prochain pour une réunion extraordinaire ; un nouveau naufrage au large de la Turquie fait 22 morts.

Des migrants, hier à la frontière serbo-hongroise. Elvis Barukic/AFP

La Serbie a exhorté hier la Hongrie voisine à rouvrir sa frontière face à un afflux de migrants qu'elle ne peut plus gérer. Belgrade s'est dit incapable de gérer le flux de migrants bloqués sur son sol. « L'idée de renvoyer vers la Serbie tous les migrants alors que d'autres ne cessent d'affluer, en provenance de Grèce et de Macédoine, est inacceptable », a protesté le ministre serbe des Affaires étrangères, Ivica Dacic, devant la presse à Prague. « J'exhorte la Hongrie à ouvrir sa frontière aux migrants. Au moins aux femmes et aux enfants », a dit à l'AFP son collègue en charge des réfugiés Aleksandar Vulin, au poste-frontière de Horgos où une centaine de migrants attendaient. Avec l'aide de l'armée, Budapest a de facto fermé hier aux réfugiés toute sa frontière avec la Serbie, par où étaient passés la grande majorité des 200 000 migrants qui ont transité par le pays cette année. Le pays gouverné par Viktor Orban, partisan d'une ligne très dure face aux réfugiés, prévoit en outre de construire une nouvelle clôture à sa frontière avec la Roumanie pour endiguer l'afflux. Amnesty International a pour sa part accusé la Hongrie de « montrer la face hideuse » de l'Europe dans la crise des réfugiés.

L'Allemagne à bout de patience
Face au début d'engorgement à la frontière serbo-hongroise et à la poursuite de l'arrivée de quelques milliers de migrants en Allemagne – en dépit du retour des contrôles aux frontières avec l'Autriche –, Berlin a mis la pression sur ses partenaires européens en vue d'une solution commune. En portant le dossier au plus haut niveau, l'Allemagne entend obtenir une répartition contraignante des migrants entre pays de l'UE, alors que Berlin accueille la majorité d'entre eux. Près d'un million sont attendus cette année.
Berlin semble à bout de patience face aux divergences entre Européens sur la question. Deux ministres allemands ont agité hier la menace d'une baisse des aides européennes aux pays de l'UE qui refuseraient de participer à l'effort. L'Allemagne vise ainsi les pays d'Europe de l'Est qui ne veulent pas entendre parler d'un tel système obligatoire. Le Premier ministre slovaque Robert Fico a lui aussi souhaité hier un Conseil européen sur la crise, mais avec l'objectif d'y réitérer son refus de se faire « dicter » des quotas. Les ministres de l'Intérieur de l'Union européenne se retrouveront donc mardi prochain à Bruxelles pour une nouvelle réunion extraordinaire, afin de tenter de se mettre d'accord sur la répartition de 120 000 migrants, a indiqué hier la présidence luxembourgeoise de l'Union.
De son côté, l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a indiqué à Genève « craindre que l'indécision de l'Europe n'entraîne des morts supplémentaires ». À ce sujet, au moins 22 migrants sont morts hier au large de la Turquie dans le naufrage de leur embarcation à destination de la Grèce, alors que des centaines d'autres réfugiés se pressaient à Edirne pour tenter d'entrer en Europe par la route. Parmi les victimes figurent onze femmes et quatre enfants, a rapporté l'agence de presse Dogan.

La Serbie a exhorté hier la Hongrie voisine à rouvrir sa frontière face à un afflux de migrants qu'elle ne peut plus gérer. Belgrade s'est dit incapable de gérer le flux de migrants bloqués sur son sol. « L'idée de renvoyer vers la Serbie tous les migrants alors que d'autres ne cessent d'affluer, en provenance de Grèce et de Macédoine, est inacceptable », a protesté le ministre serbe des Affaires étrangères, Ivica Dacic, devant la presse à Prague. « J'exhorte la Hongrie à ouvrir sa frontière aux migrants. Au moins aux femmes et aux enfants », a dit à l'AFP son collègue en charge des réfugiés Aleksandar Vulin, au poste-frontière de Horgos où une centaine de migrants attendaient. Avec l'aide de l'armée, Budapest a de facto fermé hier aux réfugiés toute sa frontière avec la Serbie, par où étaient passés...
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