Après avoir serré la main de Roger Federer qu’il venait de battre en quatre sets (6-4, 5-7, 6-4, 6-4), Djokovic s’est précipité vers la tribune où l’attendaient, fous de joie, ses proches, ses entraîneurs Marian Vajda et Boris Becker, ainsi que son épouse Jelena. Kena Betancur/AFP
Le n° 1 mondial Novak Djokovic, implacable, a mis fin dimanche au rêve américain de Roger Federer et s'est offert, à New York, son 3e titre du grand chelem de l'année, le 10e de sa carrière. La pluie, un public hostile et un Federer étincelant depuis qu'il avait posé pied aux États-Unis, rien ni personne n'a réussi à troubler Djokovic. À 28 ans, le Serbe a démontré une solidité mentale à toute épreuve : c'est dans sa tête, plus encore que par son tennis, que « Djoko » a remporté cette finale intense, indécise pendant deux heures et frôlant parfois l'extraordinaire.
Désormais, Djokovic marche sur les traces des plus grandes légendes du tennis. Petit à petit, le Serbe est en train de se tailler un beau et puissant empire : « Je suis rentré dans le club des joueurs à 10 titres et plus, c'est un grandissime honneur », a-t-il remarqué. Il est le 7e joueur à intégrer ce club très fermé, dominé par Federer avec ses 17 titres, devant Pete Sampras et Rafael Nadal (14 chacun). Au rythme où vont les choses, et s'il concrétise enfin ses bonnes dispositions sur terre battue à Roland-Garros, le seul titre du grand chelem qui manque à son palmarès, « Djoko » devrait rapidement dépasser les 11 titres de Björn Borg et Rod Laver, et les 12 de Roy Emerson. Federer n'en doute pas une seconde : « Sa carrière est déjà incroyable, mais il peut clairement gagner beaucoup d'autres titres. »
L'année 2015 de Djokovic est impressionnante : il a disputé 11 finales sur 12 tournois joués et en a remporté sept, trois en grand chelem et quatre en Masters 1000 !
Il s'en est même fallu de peu à Roland-Garros – remporté en juin par Stan Wawrinka – pour qu'il réalise le grand chelem, à savoir remporter les quatre tournois les plus importants la même année.
Toutefois, Djokovic s'est bien gardé de se fixer un objectif chiffré pour l'avenir :
« Les finales de grand chelem se décident toujours sur quelques points, il n'y a jamais de favori, j'espère juste me retrouver en position d'en gagner à l'avenir. »
(Source : AFP)


L'Iran ripostera de façon « décisive » à toute attaque, avertit son négociateur en chef